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Frise du Parthénon : le British Museum n'a pas le droit de se séparer de sa collection, rappelle Downing Street

Le British Museum pourrait restituer la frise du Parthénon réclamée par Athènes depuis un siècle, a affirmé un journal grec. Le gouvernement britannique a réagi en rappelant que, selon la loi, le grand musée londonien ne pouvait pas démanteler sa collection
Article rédigé par franceinfo Culture avec AFP
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 1 min
La frise du Parthénon, au British Museum, à Londres (23 août 2022) (NICOLAS ECONOMOU / NURPHOTO VIA AFP)

Le gouvernement britannique a rappelé lundi 5 décembre que le British Museum n'avait pas le droit de démanteler sa collection, après des informations selon lesquelles l'institution pourrait remettre les marbres du Parthénon à la Grèce. Depuis le début du XXe siècle, la Grèce demande officiellement la restitution sans succès d'une frise de 75 mètres détachée du Parthénon ainsi que d'une des célèbres cariatides provenant de l'Erechtheion, petit temple antique également sur le rocher de l'Acropole, des pièces maîtresses du British Museum. Londres affirme que les sculptures ont été "acquises légalement" en 1802 par le diplomate britannique Lord Elgin qui les a revendues au British Museum. Mais la Grèce soutient qu'elles ont été l'objet d'un "pillage" alors que le pays était sous occupation ottomane.

Des conditions de cession très limitées

Selon le quotidien grec Ta Nea, des négociations secrètes sur un retour des frises du Parthénon ont lieu depuis un an entre le président du British Museum de Londres, George Osborne, et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. Les administrateurs du British Museum sont libres de parler à qui ils veulent, a réagi lundi 5 décembre le porte-parole du Premier ministre Rishi Sunak à des journalistes. Mais "nous n'avons pas le projet de changer la loi, qui empêche de retirer des objets des collections du musée, sauf dans certaines circonstances", a-t-il ajouté. "Notre position à ce sujet n'a pas changé."

D'après une loi de 1963 sur le British Museum, le musée peut céder ou vendre des objets dans des conditions strictement limitées. Il s'agit notamment du cas où les administrateurs décident que "l'objet est impropre à être conservé dans les collections du musée et qu'il peut être cédé sans nuire aux intérêts des étudiants". Dans un communiqué publié le 3 décembre, le British Museum a assuré vouloir "un nouveau partenariat avec la Grèce pour le Parthénon" et être disposé à en parler avec Athènes, sans fournir de précisions. Toutefois, "nous agissons dans le cadre de la loi et n'allons pas démanteler notre grande collection qui raconte une histoire unique sur notre humanité commune", a ajouté le musée.

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