Elle symbolise le partage et le lien social : les boulangers français défendent la baguette devant l'Unesco

Le président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française a deux minutes mardi pour convaincre le comité de l'Unesco que la baguette mérite une inscription à son patrimoine immatériel.

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Radio France
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"Il n'y a pas d'équivalent [dans le monde] à aller chercher son pain" à la boulangerie. La Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française défend mardi 29 novembre au Maroc la baguette devant le comité de 'l'Unesco pour qu'elle soit classée au patrimoine immatériel. (OWEN FRANKEN / CORBIS DOCUMENTARY RF)

"On va mettre en avant le côté partage" de la baguette, au moment de défendre cette spécialité française devant le comité de l'Unesco mardi 29 novembre au Maroc, explique sur France Inter Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF). C'est lui qui plaidera pour la baguette face à d'autres candidatures, telles que la harissa tunisienne ou la slivovitz (spiritueux serbe). Dominique Anract brandit également "toute la culture autour de la baguette : la première course qu'on donne à faire à un enfant, le quignon de pain".

Il aura deux minutes pour convaincre le comité de l'Unesco devant "un millier de personnes". Durant ce temps imparti, la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie mettra en avant le "côté culturel" de la baguette, son lien social. "Parfois on voit une personne âgée aller à la boulangerie pour avoir un des derniers liens sociaux", explique Dominique Anract. "Il n'y a pas d'équivalent [dans le monde] à aller chercher son pain" à la boulangerie.

"Montrer aux jeunes que c'est un super métier"

Le président de la CNBPF entend également souligner "le savoir-faire artisanal" au cœur du métier de boulanger. Il salue ainsi le travail réalisé autour du "pétrissage long, cette longue fermentation, ce façonnage à la main et la cuisson. Il y a de la farine, de l'eau, du sel et de la levure, et c'est tout", rappelle Dominique Anract.

Si la baguette venait à être inscrite au patrimoine immatériel de l'humanité, cela permettrait de garder justement ce côté artisanal, selon Dominique Anract qui refuse que "ça devienne un produit industriel fait à la machine". Une telle reconnaissance "donnerait une dimension internationale à la baguette et à la France un rayonnement à l'étranger. Ça pourrait aussi montrer aux jeunes que [boulanger] est un super métier", ajoute-t-il.

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