Plusieurs centaines d'objets archéologiques retrouvés en Belgique restitués à l'Italie

782 objets archéologiques provenant des Pouilles, illégalement exportés de l'Italie et retrouvés chez un collectionneur belge sont de retour en Italie.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Capture d'image d'une vidéo de la police italienne montrant des pièces archéologiques de la région des Pouilles retrouvées chez un collectionneur belge et restituées à l'Italie, 21 juin 2021 (HANDOUT / ITALIAN CARABINIERI ART SQUAD)

L'Italie a récupéré un important patrimoine archéologique auprès d'un collectionneur belge, des stèles dauniennes, des vases et des amphores illégalement exportés et d'une valeur commerciale d'environ 11 millions d'euros.

Pas moins de 782 objets archéologiques provenant des Pouilles, la région du sud de l'Italie, ont été retrouvés chez le suspect, ont indiqué lundi les carabiniers spécialisés dans la protection du patrimoine culturel italien.

"Parmi ces objets figurent un grand nombre de vases des Pouilles avec des figures rouges, des amphores, des céramiques à peinture noire (...) des stèles de l'antique Daunie (...) des biens datant d'entre le VIe siècle avant JC et le IIIe siècle avant JC (...) d'une valeur de 11 millions d'euros", précise un communiqué des carabiniers.

La pièce manquante d'une stèle daunienne

La Daunie est une région historique des Pouilles et la stèle daunienne qui a éveillé les soupçons des enquêteurs italiens est une sculpture plate en pierre, complètement décorée sur toute la surface et représentant des scènes de la vie quotidienne.

En 2017, un laboratoire archéologique des Pouilles a signalé l'existence d'une stèle daunienne sur le catalogue d'une exposition. Sur cette stèle, il manquait, au centre, un élément reconnu dans un musée de la région, comme un puzzle auquel il manque une pièce.

Ce fut le début d'une enquête avec la collaboration d'Interpol et d'Eurojust avec les autorités judiciaires suisses et belges, qui a conduit jusqu'à un "riche collectionneur belge" qui disposait d'un véritable "trésor archéologique" avec des centaines d'oeuvres "toutes illégalement exportées de l'Italie", précise le communiqué.

Une longue procédure judiciaire de mise sous séquestre de ces objets s'est achevée par le rejet de tous les pourvois du collectionneur et le retour du patrimoine en Italie.

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