Des mosaïques romaines en parfait état découvertes près de Vérone, sous le vignoble de Valpolicella

Depuis 1922, des archéologues soupçonnaient l'existence de vestiges romains dans le secteur : des mosaïques ont été découvertes sous les vignes près de Vérone

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France Télévisions Rédaction Culture
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Un archéologue met au jour une mosaïque romaine sous des vignes à Negrar, près de Vérone (nord de l'Italie, 20 mai 2020) (HANDOUT / SUPERINTENDENCE OF FINE ARTS AND  LANDSCAPE OF VERONA, ROVIGO AND VICENZA / AFP)

Des archéologues ont découvert des mosaïques romaines parfaitement conservées sous des vignes du Nord de l'Italie, sur la commune de Negrar di Valpolicella, près de Vérone. Il pourrait s'agir d'éléments d'une villa recherchée depuis un siècle, a annoncé jeudi 28 mai le maire de la localité.

Les somptueuses mosaïques aux couleurs vives et aux dessins géométriques, partiellement mises au jour pourraient faire partie d'une villa romaine du IIIe siècle, évoquée par des archéologues depuis 1922. "C'était très impressionnant de voir les mosaïques en raison de leur qualité, de la belle conservation des couleurs", a confié à l'AFP le maire, Roberto Grison.

Les vestiges d'une villa romaine recherchés depuis cent ans

Les habitants de cette région viticole, qui produit le vin rouge italien Valpolicella, savaient depuis des années que des vestiges romains se cachaient là, sur la base de première recherches exploratoires vieilles d'un siècle. Les mosaïques, retrouvées dans un lieu surnommé la Villa, sont toutefois la première grande trouvaille.

L'archéologue municipal Gianni de Zuccato raconte qu'il a eu l'impression "d'entrer dans une machine à remonter le temps" lorsqu'il est tombé sur les mosaïques aux harmonieux motifs géométriques rouges, gris, blancs et marron.

Des bâtiments dissimulés sous un jardin ?

"C'était une sensation incroyable, je dois avouer que je ne pouvais pas garder mon calme", s'est ému l'archéologue, qui date les mosaïques à 250-400 ans après JC. "Je me suis senti comme un petit enfant, retournant dans le passé, imaginant l'époque, les personnes qui vivaient là dans cette villa cachée", d'une possible superficie de 300 m2, confie-t-il. "Nous avons découvert aussi d'autres parties, consacrées aux services. Il pourrait en fait y avoir quelque 1 000 m2 de bâtiments, dissimulés sous un jardin", dit-il.

La commune de Negrar di Valpolicella rêve désormais de rendre les vestiges de la villa les plus visibles possible, tout en sachant que l'entreprise colossale nécessitera des fonds importants et prendra du temps.

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