Vidéo Vieilles Charrues 2022 : notre sélection de concerts à (re)vivre en replay

Après deux années d'éditions annulées ou repensées, les Vieilles Charrues ont célébré leur 30e anniversaire en grande pompe. Bagarre, Luidji, Matmatah, Vitalic... France Télévisions/Culturebox était sur place, et voici notre sélection parmi les concerts captés disponibles en replay. 

Article rédigé par
Pierre Kron - franceinfo Culture
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Le rappeur Luidji, à l'édition 2022 du festival breton des Vieilles Charrues, à Carhaix.  (QUENTIN VERNAULT / HANS LUCAS)

69. C'est le nombre de concerts qui ont fait trembler la plaine de Kerampuilh ces 14, 15, 16 et 17 juillet. Une semaine après la célébration de sa 30e édition et sa programmation d'exception, France Télévisions vous offre une (re)plongée dans ces Vieilles Charrues historiques. Pour les 280 000 festivaliers nostalgiques, ou les absents plein de remords, 13 replays de concerts vous sont offerts par Culturebox (à cette adresse). Et pour les plus pressés, voici la sélection des performances les plus mémorables sélectionnées par Franceinfo.

Le Club de Bagarre 

Au revoir la scène. Au revoir la fosse. Au revoir les frontières musicales. Au revoir les conventions. “Nous sommes Bagarre”. Et bienvenue dans leur Club. Pendant une heure et quinze minutes, chacun un micro en main, les cinq hyperactifs du groupe français mélangent les genres sans limites. Sonorités techno, pop, dub, rock… Vocalises rappées, chantées, slamées, auto-tunées… Avec un point commun : la liberté, la vraie. Mêlant leur dernier projet 2019-2019 à leurs anciennes créations, la rave party s’empare des Vieilles Charrues. Jusqu’à clôturer cette communion chaotique sur leur Au revoir à vous. Les basses détonnent, les lumières fusent. Un message : “J’aurais voulu qu’on s’aime. Tous”. 

La douceur de Luidji

Des milliers de cœurs brisés qui chantent en chœur. Pour clore la fin d’après-midi du deuxième jour du festival, les mélodies du rappeur francilien Luidji commencent à envelopper un public conquis (ou conquis dans une petite heure). “Est-ce que tu te souviens de nous ? Quand on paraissait si loin de tout ?” Sur quelques notes de clavier, la douce voix du trentenaire écorché retrace ses amourettes et ses gamberges existentielles. Que ce soit avec les chansons de son dernier EP Boscolo Exedra, ou de son premier album, Tristesse Business : Saison 1, une parenthèse liquoreuse s’empare des Vieilles Charrues. Puis le crooner finit par lâcher son pied de micro, et son énergie occupe toute la scène sur des morceaux plus bouillonnants. 

La Bretagne de Matmatah

“En 1998, cet ampli-là ne marchait pas. En 1999, cet ampli-là ne marchait pas. En 2001, cette batterie ne marchait pas. 2007, 2017, je crois que ça marchait.” Et en 2022, pour leur sixième récital aux Vieilles Charrues, tout a encore parfaitement marché pour les Brestois de Matmatah. Des festivaliers à perte de vue. Et tous vibrent aux rythmes des riffs électriques de guitares, mêlés aux bombardes, binious, et autres sonorités bretonnes. Pour les 30 ans du festival finistérien, les quatre rockeurs aux accents celtiques se sont même permis de convier des danseurs traditionnels de la Kevrenn Alre (le bagad et le cercle celtique d’Auray) à la fête. Emma, L’Apologie... et le classique Lambé An Dro : tous leurs tubes y passent. Jusqu’à “cette petite chanson, qui parle de héros qui repousse les murs”. Une reprise touchante du morceau Heroes, d’un David Bowie qui aurait vu le jour en Breizh. 

La "Dissidænce" de Vitalic

Plus de doute. Après deux éditions annulées et deux années de pandémie, la fête est belle et bien de retour aux Vieilles Charrues. Pas besoin de mots. Les rayons de toutes les couleurs, les drops de toutes les pesanteurs, les voix de toutes les distorsions… Le producteur et DJ Vitalic s’est emparé de la 3e nuit du festival. Bientôt une année après la sortie du premier épisode de sa Dissidænce, le Dijonnais a oscillé entre BPM effrénés, basses saturées, puis synthés des années 80 et mélodies irrésistibles. Une heure entre ombre et lumière. Entre techno et disco. Ponctuée de quelques accalmies, la tornade de beats parfois crasses mais toujours énergiques se clôture par un dernier track qui parait emprunter aux guitares du metal ou du hard rock.

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