La magie des Fab Four opère toujours 50 ans après : week-end Beatles à la Philharmonie avec Keren Ann, Rover, Brad Mehldau et le Quatuor Debussy

Cette année marque les 50 ans de la séparation des Beatles, le groupe pop-rock le plus influent du XXe siècle. La Philharmonie de Paris leur consacre un week-end entier les 19 et 20 septembre. Demandez le programme !

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France Télévisions Rédaction Culture
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The Beatles (Paul McCartney, Ringo Starr, George Harrison, John Lennon) sur le tournage du film "Help!" sorti le 25 août 1965. (MICHAEL OCHS ARCHIVES / GETTY IMAGES)

A quoi reconnaît-on une bonne chanson ? A ce qu’elle peut être interprétée de mille façons en restant identifiable. Elle peut dès lors voyager sous toutes les latitudes et à toutes les époques. A ce petit jeu, les Beatles sont les champions. Conçues en majorité dans un format pop durant les années 60, les chansons des Fab Four ont irrigué tous les styles et gardent tous leurs attraits cinquante ans plus tard.

Il n’est que de voir la liste phénoménale des artistes ayant réinterprété les pépites de la prolifique carrière des Beatles, piochés dans leurs 13 albums sortis en moins de dix ans, pour s’en faire une idée. De Ella Fitzgerald à Aerosmith, de Al Green à Siouxsie & The Banshees, de Joe Cocker à Oasis, de Elton John à King Crimson, de Caetano Veloso au Wu Tang Clan et de Earth Wind & Fire à Bryan Ferry, la liste est interminable et formidablement variée.



On ne s’étonnera donc pas de l’éclectisme du week-end Beatles que propose la Philharmonie de Paris les 19 et 20 septembre. A l’occasion des 50 ans de leur séparation (officiellement en avril 1970), la musique de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr sera revisitée par Keren Ann, Rover, Brad Mehldau et le Quatuor Debussy.

Covid-19 oblige, les concerts ont été pour la plupart doublés pour donner satisfaction au public tout en maintenant les contraintes sanitaires : un siège sur deux sauf entre groupes constitués, masques obligatoires pour les spectateurs, gel hydroalcoolique aux entrées et pas de vestiaire.

Rover revisite "Revolver", Keren Ann reprend ses titres favoris

L’auteure, compositrice et chanteuse Kerenn Ann interprètera un florilège de ses chansons favorites du quatuor de Liverpool. Au chant et à la guitare, accompagnée par un pianiste et un trompettiste, elle s’arrêtera pour commenter les morceaux et livrer des anecdotes sur les Beatles. (Dimanche à 16h30 et dimanche à 20h30)

Elle dit avoir pris "un plaisir fou" à décortiquer leurs progressions harmoniques pour ce spectacle. "J’ai eu la confirmation de l’intelligence de leurs compositions, de tous ces renversements d’accords", souligne-t-elle au micro de l'AFP. "En très peu de temps, ils ont créé une bible musicale."

Rover, projet pop-rock piloté par Timothée Régnier, avait déjà réinterprété en live l’album Sgt Pepper à la Maison de la Radio en 2017. Cette fois, cet inconditionnel du songwriting de Lennon-McCartney, qui souligne avoir eu "l’impression d’un nouveau groupe pour chacun de leurs albums", s’attaque à Revolver qu’il revisitera en entier. (Samedi à 16h30)

"Je vais le jouer tout seul, pour rester sur l’os de la musique", explique-t-il à l’AFP. "De toute façon il était inutile de rentrer en concurrence avec les Beatles. Il faut y aller nu et humble."

Les Fab Four à la sauce jazz et même baroque

Le pianiste Brad Mehldau, grand admirateur des Beatles (voir six reprises à savourer extraites de sa discographie), tirera leur répertoire vers le jazz en le dépouillant de ses instrumentations d’origine. (Samedi à 20h30 et Dimanche à 19h00) 

Enfin, le Quatuor Debussy adaptera une sélection de chansons des Beatles pour quatuor à cordes et interprètera trois concertos de Peter Breiner qui avait remporté un succès mondial avec le disque Beatles Go Baroque paru en 1993 avec des arrangements de chansons des Beatles pour orchestre de chambre. (Dimanche à 15h00 et Dimanche à 19h00).

"Ils ont commencé il y a 60 ans, se sont arrêtés il y a 50 ans, et leur musique a traversé les décennies sans aucun problème", souligne Christophe Collette, premier violon du Quatuor Debussy à l'AFP. "Dans 50 ans, ils seront toujours d’actualité, ça confirme que ce sont des génies.


Si la magie Beatles opère toujours en 2020, le langage musical novateur qu’ils ont initié reste aussi un sujet de réflexion passionnant. Le public est invité à assister samedi en début de soirée au débat titré "Les Beatles Graal de la pop ?" animé par Vincent Théval, avec les conférenciers Michka Assayas, Agnès Gayraud et Olivier Julien. (Samedi à 18h30, entrée libre)

Week-end Beatles à la Philharmonie les 19 et 20 septembre 2020

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