The Hyènes : "Ça s'arrête jamais...", avant-goût sombre et désenchanté de leur prochain album

Le quartette de rock français The Hyènes revient avec un nouvel EP "Ça s’arrête jamais..." ce 11 octobre, avant un prochain album en 2020.

De gauche à droite : Luc Robène (guitare), Vincent Bosler (chant, guitare), Denis Barthe (batterie), Olivier Mathios (basse)
De gauche à droite : Luc Robène (guitare), Vincent Bosler (chant, guitare), Denis Barthe (batterie), Olivier Mathios (basse) (The Hyènes)

Depuis leur précédent projet en 2014, l’aventure du BD concert "Au vent mauvais" en collaboration avec le dessinateur Thierry Murat, le groupe The Hyènes a beaucoup tourné pendant quatre ans, et même hors de nos frontières. Le quartet rock revient ce 11 octobre avec un EP, Ça s’arrête jamais, suivi d’une tournée dans toute la France, et d’un nouvel album en 2020. 

Un supergroupe à la française

En 2005, c’est pour composer la BO de Enfermés dehors d’Albert Dupontel que les ex-Noir Désir Denis Barthe (batterie) et Jean-Paul Roy (basse) s’associent avec Vincent Bosler (guitare et chant) de The Spooky Jam. En référence à la fameuse tirade de Dupontel dans Bernie, ils choisissent de signer la musique du film sous le nom "The Hyènes".

Mais l’envie de jouer sur scène se fait sentir, et ce qui n’aurait dû être qu’un projet sans lendemain devient une référence dans le rock français. Le trio se transforme en quartette avec le renfort à la basse d’Olivier Mathios, qui jouera plus tard également avec Mountain Men. Puis le départ de Jean-Paul Roy voit l’arrivée de Luc Robène, un punk universitaire qui donne des conférences sur ce genre musical… autant dire qu’on est en présence d’un groupe qui maîtrise son sujet !

De gauche à droite : Luc Robène (guitare), Denis Barthe (batterie), Vincent Bosler (chant, guitare), Olivier Mathios (basse)
De gauche à droite : Luc Robène (guitare), Denis Barthe (batterie), Vincent Bosler (chant, guitare), Olivier Mathios (basse) (The Hyènes)

Un groupe qui ne "s'arrête jamais"

Premier album éponyme en 2009, deuxième en 2012 Peace and Loud, et des concerts qui s’enchaînent, où on croise fréquemment les potes : Cali, Olivia Ruiz, Mathias Malzieu (de Dionysos), les frères Cantona… Et puis en 2014 vient le projet d’illustrer musicalement la BD Au vent mauvais de Murat et Rascal, qui se décline en tournée sur pas moins de quatre années. Dernier épisode, le printemps 2019, une participation au concert de soutien aux salariés de l'usine Ford de Blanquefort. The Hyènes est en perpétuelle ébullition, que ce soit en studio ou sur scène. Un groupe qui ne "s’arrête jamais"...

The Hyènes Live / Tour de Chauffe 2019

C'est d'ailleurs cette maxime qui a été choisie pour cet EP 5 titres qui sort ce 11 octobre. Toujours en mouvement, constamment vivant, le groupe n’hésite pas à se présenter comme nihiliste et jouisseur à la fois.

Une ambiance sombre et désenchantée

Le premier morceau annonce directement la couleur, ou plutôt l’absence de couleur : "existe-t-il une couleur plus foncée que le noir ?" se demande Vincent Bosler dans Plus dark que Vador. Une ambiance sombre et désenchantée qui magnifie les loosers, mais sait aussi jouer avec les mots et apporter une teinte d’ironie sur les différentes personnalités Darc/Dark : Daniel, Mireille, Jeanne… et Vador.

La deuxième chanson S’il avait fait beau a le mérite d’afficher l’honnêteté masculine sur les rapports amoureux. Le refrain sans équivoque était d’ailleurs le titre d’origine : Que du Q…inutile de faire un dessin.

The Hyènes - Ça s'arrête jamais [extrait 1]

Un EP qui annonce une tournée et un nouvel album

L'ambiance crépusculaire atteint son apogée avec la reprise de Suicidez-vous le peuple est mort, une chanson de Jean-Louis Murat de 1981, et qui pourrait bien prendre une résonnance toute particulière avec l’actualité des Gilets jaunes. La cold wave originelle de Murat est ici revisitée en un rock brut et abrasif. C’est d’ailleurs ce son qui est aussi la marque de fabrique de The Hyènes, et ce n’est pas un hasard s’ils choisissent de reprendre également Neat Neat Neat de The Damned, référence du mouvement punk britannique.

Mais c’est à travers le morceau-titre que le groupe s'exprime pleinement. Avec ce futur hymne taillé pour le live, sûr que les concerts du quatuor vont s’enflammer.

The Hyènes - Ça s'arrête jamais [extrait 2]

Pour l’instant, c’est un tour de chauffe en 15 dates, qui annonce une année 2020 riche pour the Hyènes dont un nouvel album au financement participatif, prévu pour avril. Et le groupe a également plusieurs surprises en réserve, qui seront dévoilées tout au long des 15 mois à venir. Ça s’arrête jamais. Et on aime ça.

La pochette du EP 
La pochette du EP  (Arsenal Productions)

The Hyènes - Ça s'arrête jamais... (EP) - Sortie le 11 octobre (Arsenal productions)