Rachid Taha "a porté haut les couleurs de la France multiculturelle", témoigne son amie, l'écrivaine Brigitte Giraud

Après l'annonce mercredi de la mort du chanteur Rachid Taha, figure du rock français des années 1980, son amie l'écrivaine Brigitte Giraud se souvient d'un homme "de très grande classe" et avec un "grand sens du partage".

Rachid Taha, à Essaouira le 25 juin 2006.
Rachid Taha, à Essaouira le 25 juin 2006. (ABDELHAK SENNA / AFP)

C'était "un enfant de Lyon qui a porté haut les couleurs de la France multiculturelle", a réagi l'écrivaine Brigitte Giraud, sur franceinfo, après la mort mercredi 12 septembre du chanteur Rachid Taha, figure du rock français des années 1980.

"Je suis très secouée", a avoué son amie Brigitte Giraud. "C'est quelqu'un qui a insufflé dans le rock français, dès le début des années 1980, quelque chose de nouveau : un mélange de musique traditionnelle arabe, berbère, avec le rock et qui donnait beaucoup d'énergie."

"Il avait créé un lieu alternatif à Lyon ouvert à tout le monde, la boîte de nuit Le Refoulé, un lieu ouvert notamment aux personnes issues de l'immigration, à un temps où ces lieux leur étaient parfois fermés", a raconté Brigitte Giraud. Pour elle, le rockeur décédé à 59 ans avait "un rapport apaisé au clash, à l'image de la chanson Douce France à prendre aussi au second degré, qui traite en filigrane de la question de l'intégration".

Elle s'est souvenu aussi d'un homme "très reconnu à l'international, il a travaillé notamment avec Brian Eno ou Steve Hillage. Un homme de très grande classe et avec un grand sens du partage".