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Printemps de Bourges. Précoce, Petit Biscuit… Étonnant de maturité, surtout

La star du Printemps de Bourges samedi soir n’a pas encore fêté ses 18 ans. En quelques années, le phénomène français de l’électro Petit Biscuit a réussi à se construire une très belle réputation internationale, mais aussi un public fidèle.

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Edité par Cécile Mimaut - Yann Bertrand - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Mehdi Benjelloun, alias Petit Biscuit, en concert en 2016. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Samedi 22 avril, sur la grande scène du Printemps de Bourges, le phénomène français de l’électro Petit Biscuit a terminé son concert à 23h30, tout simplement parce que, légalement, il n’a pas le droit de travailler après. Cette drôle de situation, certains artistes mineurs l’ont vécue avant lui, mais rarement à ce point-là. Car Mehdi Benjelloun est bel et bien une star, et pas qu’en France. Il revient d’une tournée à guichets fermés en Amérique du Nord, pendant les vacances scolaires comme à chaque fois.

Un jour je n’aurai plus 17 ans. C’est super important de ne pas se concentrer là-dessus

Petit Biscuit

à franceinfo

"Combien de fois on a eu des propositions de journalistes qui voulaient faire un reportage pour montrer que je savais à la fois faire de la musique et passer mon BAC ! Mais moi je ne veux pas que les gens retiennent ça. "Petit prince de l’électro" c’est plutôt flatteur, c’est cool, ça fait plaisir mais le côté BAC et un peu "machine" pas du tout", confie-t-il. 

Déjà une signature

Petit Biscuit, ce sont déjà des heures de musique partagée sur internet et en concert, un énorme tube, Sunset Lover, un premier album en préparation aussi, au gré de ses inspirations en solitaire dans sa chambre. Multi-instrumentiste, le jeune homme a déjà réussi à se créer un son, une identité reconnaissable.

Le BAC, dans moins de deux mois, ne devrait pas poser de problème à ce brillant élève. La majorité en novembre devrait aussi changer sa vie, au moins lui permettre de jouer plus tard, en discothèque par exemple, même si pour l’instant ce sont plutôt les Zénith et les grands festivals qui se l’arrachent. "J’ai hâte. Les gens disent que je fais des tournées aux États-Unis avec ma mère. C’est pas du tout vrai mais c’est super marrant parce que les gens ont un cliché comme ça des artistes de 17 ans. Ça va changer certaines choses dans la tête des gens... Pour moi ça va rien changer, je serai toujours le même", assure l'artiste.

Au Printemps de Bourges, le reportage de Yann Bertrand
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