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Rock en Seine et Paris Summer Jam, deux festivals en concurrence frontale

Rock en Seine ouvre sa 16e édition vendredi soir en même temps qu'un nouveau venu, le Paris Summer Jam à la U Arena de Nanterre qui a ouvert les hostilités en lui soufflant sous le nez sa star d'ouverture, Kendrick Lamar.

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Radio France
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La 16e édition de Rock en Seine marque une nouvelle ère pour le festival. (LUCAS BARIOULET / LE PARISIEN / MAXPPP)

En fin d'année dernière, Rock en Seine finalise un gros coup : la superstar Kendrick Lamar fera l'ouverture de la 16e édition du festival, en 2018.

Sauf que tout capote avec l'intervention du tourneur du rappeur, Live Nation, qui le réquisitionne pour un nouvel événement qu'il compte organiser à la U Arena à la fin de l'été. Le Paris Summer Jam est annoncé, Pharrell Williams et son groupe N.E.R.D ainsi que les Marseillais d'IAM s'ajoutent à la programmation. Rock en Seine et sa nouvelle directrice Sarah Schmitt en prennent acte.

C'est frontal mais c'est tout l'environnement de l'été sur la région parisienne qui s'est beaucoup transformé ces deux dernières années

Sarah Schmitt, directrice de Rock en Seine

En arrière-plan, c'est plus féroce. Car Rock en Seine, racheté par Matthieu Pigasse l'an dernier, est désormais détenu à moitié par AEG, autre géant américain du secteur, organisateur entre autres du prestigieux festival de Coachella. Il ne faut y voir aucune malice, assure Angelo Gopee, le directeur général de Live Nation France : "C'est un événement ponctuel, qui peut être amené à se refaire ou pas l'année prochaine, et il y aura de plus en plus d'événements au mois d'août".

Il y a une trentaine de producteurs qui sont dix fois plus gros qu'AEG en France, c'est toujours mieux d'avoir des concurrents

Angelo Gopee, directeur général de Live Nation France

Rien qu'en été, rien qu'en région parisienne, Live Nation organise déjà le Download Festival et le Lollapalooza. Il fait aussi tourner la plupart des plus grands artistes du monde.

Des équilibres très fragiles

Cette concurrence frontale ne vient certainement pas au meilleur moment pour Rock en Seine, qui entame une nouvelle ère avec une équipe renouvelée, actant le départ du directeur historique François Missonnier.

Les têtes d'affiches annoncées, PNL vendredi 24 août, puis Macklemore, Post Malone, Justice ou Thirty Seconds To Mars déroutent un peu. L'affiche est très hip-hop, mais comme l'est désormais celle des autres grands festivals qui suivent les tendances. Pour Sarah Schmitt, il faut concilier histoire et adaptation à un secteur qui ne fait que bouger.

Il faut faire Rock en Seine avec un esprit similaire mais des évolutions, cette année sur la programmation pour aller chercher d'autres artistes que ceux attendus

Sarah Schmitt, directrice de Rock en Seine

Du côté d'AEG, on est certain que Live Nation a voulu "nuire" à Rock en Seine. Mais il pourrait bien y avoir deux perdants : le Paris Summer Jam ne fait pas le plein, Live Nation table sur une fréquentation autour de 25 000 festivaliers, loin de la capacité de la U Arena. Et à Rock en Seine, on a d'ores et déjà réduit les attentes, loin certainement des 110 000 entrées de l'année dernière.

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