Musique. L'abbatiale de La Chaise-Dieu, un écrin pour la musique sacrée depuis 51 ans

Le festival de La Chaise-Dieu se tient jusqu'au 27 août en Haute-Loire. L'abbatiale Saint-Robert va accueillir une trentaine de concerts.

L\'un des concerts du festival de La Chaise-Dieu en 2016 : l\'ensemble de la chambre philarmonique sous la direction d\'Adrien Perruchon.
L'un des concerts du festival de La Chaise-Dieu en 2016 : l'ensemble de la chambre philarmonique sous la direction d'Adrien Perruchon. (MAXPPP)

L'alliance entre le patrimoine et la musique sacrée, voici l'un des secrets du festival La Chaise-Dieu qui se tient jusqu'au 27 août dans la petite commune de La Chaise-Dieu, en Haute-Loire. L'abbatiale Saint-Robert va accueillir une trentaine de concerts et 1 000 artistes. Depuis 1966, l'architecture gothique de cette ancienne abbaye bénédictine est un écrin pour la musique sacrée.

Le festival de La Chaise Dieu met la musique sacrée à l'honneur : le reportage de Sandrine Morin (France Bleu Saint-Etienne)
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Pour Didier Carron, le directeur général du festival de La Chaise-Dieu, ce lieu magistral ne laisse personne insensible. "Cette abbaye, qui est près du ciel, qui est effectivement posée sur un haut plateau à 1 100 m d'altitude, cette grande abbaye déploie ses volumes pour la musique sacrée, pour la musique symphonique et je crois qu'aucun festivalier, aucun musicien n'est insensible au charme du lieu quand il entre pour la première fois", analyse-t-il au micro de France Bleu Saint-Etienne.

Les célèbres compositeurs, comme Jean-Sébastien Bach, Verdi ou Haydn, seront largement représentés évidemment tout au long du mois d'août, mais les 20 000 festivaliers attendus pourront aussi apprécier la musique sacrée moderne, avec Les Litanies à la Vierge Noire de Poulenc, un compositeur français du XXe siècle.

"C'est comme un dialogue avec le lieu"

Dans ce cadre grandiose, la musique prend une autre ampleur : elle sonne juste dans tous les sens du terme. Damien Guillon, 35 ans, est un contreténor baroque et fondateur de l'ensemble le Banquet Céleste. Il a souvent joué à La Chaise-Dieu. Il était encore là, vendredi, pour le concert d'ouverture. "C'est comme un dialogue avec le lieu dans lequel on joue, confie-t-il. Il y a d'abord des choses très factuelles comme l'acoustique, la résonance du lieu, donc ça c'est quelque chose d'assez quantifiable. Mais, ensuite, il y a aussi peut-être quelque chose de plus impalpable avec l'histoire du lieu."

Entre ce que l'on joue, la musique que l'on interprète et le lieu dans lequel on joue, il y a quelque chose qui entre très fort en résonance avec la musique. Damien Guillon, contreténor baroque

Damien Guillon a donné plusieurs fois La Passion selon saint Matthieu, de Jean-Sébastien Bach, dans l'abbaye de La Chaise-Dieu. "C'est un lieu très inspirant, l'abbatiale de la Chaise Dieu. J'ai ce souvenir d'un lien très fort entre la musique et le lieu. Chanter dans cette abbatiale est resté un souvenir très fort. C'est une forme de transcendance (...) un lien entre un lieu sacré et cette musique qui a aussi été écrite à la gloire de Dieu."

Depuis 51 ans, la musique sacrée est à l'honneur à La Chaise-Dieu. Pendant le festival, deux journées seront dédiées au jeune public : jeudi 24 et vendredi 25 août. Au programme : des ateliers découvertes et des concerts ludiques en famille, notamment la huitième symphonie de Ludwig van Beethoven.