Festival de Confolens : Le Condor, un souffle celtique dans la musique provençale

Le folklore, c'est pas votre tasse de thé ? Allez faire un tour au festival de danses et musiques du monde de Confolens en Charente qui reçoit cette année Tri Yann et Le Condor.

Le groupe arlésien Le Condor en concert le 12 août 2019 au festival de danses et de musiques du monde de Confolens.
Le groupe arlésien Le Condor en concert le 12 août 2019 au festival de danses et de musiques du monde de Confolens. (C. Guinot / France Télévisions)

Les clichés ont la vie dure et ceux qui collent aux arts et cultures populaires sont tenaces. Pour les faire voler en éclats, rien de tel qu'un passage au festival des danses et musiques du monde de Confolens. Jusqu'au 18 août, la 62e édition va voir défiler plus de 450 artistes venus de 9 pays : Biélorussie, Pays-Bas, Ghana, Turquie, Hongie, Paraguay, Equateur, Congo-Brazzaville, Mexique.

En soixante ans d'existence, le festival est devenu le "The Place to Be" pour tous ceux qui font vivre les traditions culturelles de leur pays. Et ne pensez pas trouver sur scène des danseurs et danseuses aux "cheveux d'argent". Ici, les participants ont entre 15 et 35 ans.

62e Festival de danses et musiques du monde de Confolens.
62e Festival de danses et musiques du monde de Confolens. (DR)

Côté spectateurs, c'est une véritable déferlante avec plus de 80 000 personnes qui débarquent à Confolens, village de 2700 habitants.

Le Condor et Tri Yann

Cette 62e édition est marquée par deux concerts événement avec Le Condor et Tri Yann qui est en pleine tournée d'adieu.

Emmené par Jean-François Gérold, Le Condor a ouvert les festivités le 12 août au Théâtre des Ribières. Le groupe, qui existe depuis vingt ans, a déjà rempli l'Olympia et fait les belles heures de l'émission La France à un incroyable talent sur M6 en 2018 où il est arrivé en demi-finale.

Le spécialiste du galoubet-tambourin

Malgré son nom, Le Condor ne verse pas dans la musique andine. Le groupe arlésien défend la tradition provençale tout en la revisitant avec un duo d'instruments venus de l'époque médiévale, le galoubet-tambourin. Le galoubet est une sorte de flûte à 3 trous qu'on ne peut jouer que d'une seule main. Car de l'autre, le musicien marque la rythmique avec un tambourin.

"A l'origine, le galoubet à une sonorité plutôt aigüe" explique Jean-François Gérold. "Nous avons choisi de prendre une tonalité plus grave, plus chaleureuse pour le public."

Jean-François Gérold, le leader du groupe Le Condor jouant du galoubet-tambourin.
Jean-François Gérold, le leader du groupe Le Condor jouant du galoubet-tambourin. (Philippe Marc / Laurent Carati /Ici Et Là-bas Productions)

La Provence version celtique

L'autre particularité du Condor, c'est d'assumer les origines celtes de la Provence.  Selon le musicien, "il y autant de vestiges celtes en Provence qu'en Bretagne."

On s'est aperçu qu'il y avait beaucoup de raisons de revendiquer la présence des Celtes en ProvenceJean-François GéroldLeader du groupe Le Condor

D'où la présence de cornemuses anglaises sur scène et de danses qui font penser aux shows type Celtic Legends. Quant au répertoire, il est composé de grands classiques de la musique traditionnelle et de chansons pop entièrement revisitées.

Après Confolens, Le Condor sera en concert le 16 août à Aureille (Bouches-du-Rhône) et le 24 août à Piolenc (Vaucluse).

Tri Yann tire sa révérence

Quant à Tri Yann, le célèbre groupe breton sera en concert le samedi 17 août, à 21 heures à Confolens. Après 50 ans de carrière, 20 disques et plus de 3 millions d’albums vendus, le trio fait sa tournée d'adieu, baptisée "Kenavo" ("au revoir" en breton). Elle s'achèvera le 28 mars 2020 au Palais des Congrès de Nantes.