Eurockéennes de Belfort : malgré la "stupeur" et la "tristesse", le festival peut reprendre en toute sécurité, assure son président

Les deux premières soirées de concerts avaient été annulées après le passage d'un gros orage jeudi, en milieu d'après-midi. Matthieu Pigasse a raconté à franceinfo comment il a vécu ces dernières 48 heures difficiles.

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Matthieu Pigasse, le président du festival des Eurockéennes de Belfort, le 1er juillet 2022. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Les Eurockéennes de Belfort vont pouvoir, enfin, commencer leur programmation samedi 2 juillet. "On considère qu'effectivement la sécurité du site sera suffisamment assurée", annonce sur franceinfo, ce vendredi Matthieu Pigasse, le président du festival. Les deux premières soirées de concerts avaient été annulées après le passage d'un gros orage jeudi, en milieu d'après-midi. Sept personnes ont été blessées par la chute d'une tour métallique. "Notre passion, l'enthousiasme à nouveau, fait qu'on doit être capable de gérer ces coups durs, de les surmonter et d'avancer", confie Matthieu Pigasse. Cette 32e édition signe le retour des Eurocks après deux années blanches dues au Covid.

franceinfo : Comment avez-vous vécu ces dernières heures ?

Matthieu Pigasse : C'est une épreuve pour nous tous. Pour les festivaliers bien évidemment, pour les équipes et pour le festival. Les termes qui me paraissent le plus juste pour décrire ce que l'on a vécu, c'est stupeur, c'est à dire une surprise devant la violence de cet événement météorologique totalement imprévu et imprévisible d'ailleurs. Et puis beaucoup de tristesse devant les dégâts et bien évidemment les blessés qui ont été occasionnés. 

À quel moment vous vous êtes dit il faut annuler ?

Le festival a ouvert ses portes à 16h20. L'événement météorologique, cette tornade en réalité, est survenu dès 16h45. À 17h, nous savions que les dégâts étaient très importants à la fois sur le site lui même, avec des voies de circulation coupées, les voies de secours coupées, les dégâts humains bien évidemment et également les dégâts sur les structures. 

Les Eurockéennes vont reprendre malgré tout demain. Cette décision a-t-elle été facile à prendre ?

Elle a été facile à prendre et difficile à prendre. Facile à prendre parce qu'on a une énergie et une passion incroyables. Et la volonté de reprendre et de poursuivre cette aventure bien évidemment. Difficile parce qu'il fallait absolument s'assurer que les conditions de sécurité étaient respectées. Donc, on a passé l'ensemble de la nuit de ce jeudi à vendredi et de cette journée de vendredi et de ce vendredi soir encore, à s'assurer de la sécurité du site, des structures. Mais on est aujourd'hui, à cette heure, en mesure de dire qu'effectivement, le festival ouvrira ses portes demain samedi à 16h.

Ça veut dire que très précisément, tous les risques ont été évacués ?

Ça veut dire qu'on est en train de s'assurer, bien évidemment. La commission de sécurité, qui donnera l'accord et l'autorisation pour le festival, passera demain. Mais ça signifie qu'à cette heure, on considère qu'effectivement la sécurité du site sera suffisamment assurée.

Pour un organisateur de festivals, quelle est la plus grosse crainte dans ces cas de figure, quand on annule au dernier moment comme ça ?

La plus grosse crainte que l'on a immédiatement, c'est le coût humain. Nos pensées, c'est immédiatement de savoir s'il y a des victimes ou des blessés, de comprendre, de connaître leur état et d'organiser l'évacuation. C'est la première pensée qui vient immédiatement. Le reste, j'allais dire la logistique, l'Organisation viennent de derrière.

Beaucoup d'artistes qui devaient être programmés ou qui vont arriver demain ont marqué leur solidarité sur les réseaux sociaux avec le festival. Ça vous a touché, j'imagine ?

Oui, ça nous a beaucoup touchés. Je ne dirais pas qu'on a été surpris parce que c'est ça la musique. C'est cette passion partagée. Mais effectivement, on a reçu beaucoup de messages de sympathie, de bienveillance, d'empathie de la part des artistes, dont certains d'ailleurs étaient présents sur le site hier. Et donc ils ont pu voir d'ailleurs la violence de cette tornade, et pour ceux qui n'étaient pas là, on l'a vu à travers les messages qu'ils nous ont adressés. 

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