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Le "headbanging" en tête des risques qui pèsent sur la santé des fans de hard rock ?

Des médecins allemands ont relevé un hématome dans le cerveau d'un homme de 50 ans qui avait participé à un concert de Motörhead. 

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France Télévisions
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Des fans de hard rock lors d'un concert de Motörhead au Paleo Music Festival à Nyon (Suisse), en 2010. (DENIS BALIBOUSE / REUTERS )

On savait que les stars du hard rock et du heavy metal vivaient dangereusement, mais c'est aussi le cas de leurs fans. Le "headbanging", violent mouvement de tête emblématique qui rythme ces genres musicaux, pourrait aussi être un problème pour la santé, selon la revue médicale The Lancet (en anglais).

Elle met en avant le cas d'un patient de 50 ans, saisi de violentes migraines quatre semaines après un concert du groupe britannique Motörhead. Des médecins allemands ont découvert qu'un hématome sous-dural s'était formé dans les tissus des méninges qui entourent le cerveau.

Le risque d'une blessure "silencieuse"

Ce type de blessures apparaît habituellement après un (léger) traumatisme crânien, et sont à l'origine d'une compression progressive du cerveau. Pour les médecins, le lien avec le "headbanging" ne fait pas de doute. Le sang du quinquagénaire a dû être évacué par trépanation, en perçant un trou dans son crâne.

La revue scientifique rapporte trois cas similaires ces dernières années, dont un hématome aigu qui aurait provoqué un décès. Dans d'autres cas, le "headbanging" aurait provoqué des fractures et des traumatismes dans la région cervicale.

Mais les médecins mettent surtout en garde contre des blessures plus légères, qui ne seraient pas diagnostiquées car "silencieuses", c'est-à-dire ne provoquant que des mots de tête modérés et passagers.

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