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Marianne Faithfull et Bill Frisell, un tandem de rêve samedi à Paris

Elle est l’égérie des Sixties, l’ex-muse des Stones, devenue une artiste indépendante, intemporelle, tant dans la musique que le cinéma ou le théâtre. Il est considéré comme l’un des trois plus grands guitaristes de jazz. Marianne Faithfull et Bill Frisell s’associent pour une soirée-événement samedi au New Morning.
Article rédigé par Annie Yanbekian
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3min
Marianne Faithfull à Cannes (12/4/12) / Bill Frisell à Willisau, en Suisse (26/8/12)
 (Bruno Bébert/Sipa // Urs Flueeler/Epa/MaxPPP)

Ce double concert (deux sets se suivront, à 19h et 21h30) donnera l’occasion d’entendre le répertoire foisonnant de Marianne Faithfull, entre grands succès, reprises et compositions personnelles, sublimé par l’accompagnement d’un musicien d’exception.

Marianne Faithfull, native de Londres (le 29 décembre 1946), a entamé sa carrière de chanteuse à 17 ans, en 1964. Un parcours artistique lancé d’emblée par un immense succès, « As tears go by », composé par Mick Jagger et Keith Richards des Rolling Stones.

En près d'un demi-siècle, la chanteuse a sorti une vingtaine d’albums, dont le dernier, « Horses and High Heels », remonte à 2011. Une discographie jalonnée de chansons cultes comme « Broken English » et « The Ballad of Lucy Jordan », ainsi que de collaborations éclectiques, dont les artistes français sont loin d'être exclus (Etienne Daho a coproduit son album « Kissin’ Time », ouvert sur l’électro, en 2002 ; Laurent Voulzy a composé « Why did we have to part » sur « Horses and High Heels », pour ne citer qu'eux).
Parallèlement à la pop music, Marianne Faithfull s’est illustrée au théâtre, ainsi qu’au cinéma, dès les années 1960. Elle a eu Alain Delon pour partenaire dans « La Motocyclette » (1968), film franco-britannique de Jack Cardiff. Bien des années plus tard, elle a tourné pour Sofia Coppola dans « Marie-Antoinette » (2006) et a offert une composition mémorable dans l’audacieux et réjouissant « Irina Palm » (2007) de Sam Garbarski.
Des succès et des épreuves
Une carrière brillante marquée également, en arrière-fond, par de nombreuses épreuves, dont 17 années passées à lutter contre la dépendance aux drogues dures entre 1970 et 1987, mais aussi l’anorexie et la dépression. Au fil des maux, sa voix a chuté dans les graves, pour devenir reconnaissaible dès la première note.
Le dernier passage de Marianne Faithfull sur une scène parisienne remonte à mars 2011. Au Théâtre du Châtelet, elle était venue présenter son dernier disque. La voilà de retour, cette fois au New Morning, accompagnée par Bill Frisell, 61 ans, grand guitariste de jazz qui brille autant par son talent que par son humanité, et qui s’exprime dans de multiples genres musicaux, du blues à la country. Nous l'avions rencontré fin novembre 2011, nous ne nous en sommes toujours pas remis.
La chanteuse anglaise et le guitariste américain ne sont pas des étrangers. En fouinant sur la toile, on retrouve les premières traces de leur collaboration dans les années 1980. Ainsi, en 1987, Bill Frisell jouait de la guitare sur l’album « Strange Weather » de Marianne Faithfull. On a hâte de les voir s'exprimer ensemble sur scène...

Marianne Faithfull & Bill Frisell en concert au New Morning
Samedi 9 février, 19H et 21H30
7-9, rue des petites écuries, Paris 10e
Renseignements et réservations : 01 45 23 51 41 ou ici

> Un concert disponible -encore quelques jours- sur ArteLiveWeb : Bill Frisell joue Lennon à Jazz à La Villette (31 août 2012)

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