Hellfest : la ville de Clisson devient "la capitale du metal le temps d'un week-end" avec "des festivaliers du monde entier"

Près de 180 000 personnes seront jusqu'à dimanche soir à Clisson (Loire-Atlantique) pour participer à la 13e édition du festival du Hellfest. Une aubaine économique pour cette petite commune.

Le festival du Hellfest, à Clisson (Loire-Atlantique)
Le festival du Hellfest, à Clisson (Loire-Atlantique) (LUDOVIC MARIN / AFP)

La 13e édition du Hellfest se clôture dimanche 24 juin dans la soirée, avec notamment Iron Maiden en clou du spectacle. 180 000 festivaliers sont attendus pendant ces trois jours de concerts de metal et de hard-rock à Clisson (Loire-Atlantique). La ville multiplie par 25 sa population le temps d'un week-end. Le maire de la ville se réjouit des retombées économiques. Sur franceinfo, Xavier Bonnet les évalue "autour de 5 millions d'euros. Il y a aussi la notoriété, une visibilité du territoire".


franceinfo : Comment faites-vous pour accueillir tous ces festivaliers ?

Xavier Bonnet : Ça nous pose quelques problèmes de saturation de la ville mais les services de gendarmerie, les services de secours, la police municipale, tout le monde est sur le pont et donc on peut accueillir tout le monde dans de bonnes conditions. Il y a de gros campings sur quelques hectares à proximité immédiate du site. Certains dorment au pied des vignes parce qu'on est au cœur du vignoble du muscadet. Ils sont aussi de plus en plus logés chez l'habitant, ce qui permet de bien se mélanger au sein de la population et c'est tant mieux. Concernant les groupes, a priori, il n'y en a aucun qui dort sur Clisson. Ils dorment sur Nantes ou sur la côte, mais tous les hôtels du secteur sont réquisitionnés pour les gens qui ont réservé en amont.

Le Hellfest est devenu un grand carnaval avec des jeunes, des moins jeunes, habillés en noir, déguisés, maquillés ?

C'est la grand messe du metal. On est en quelque sorte la capitale de cette musique le temps d'une semaine, d'un week-end mais on est très heureux d'accueillir ces festivaliers qui viennent du monde entier, je crois qu'il y a à peu près 70 nationalités tous les ans. Et puis on est heureux aussi de parler du Muscadet, le produit local - on n'est pas en concurrence avec la bière qui est aussi le produit des metalleux - et on aime bien parler des viticulteurs parce que le festival est au cœur des vignes.

Est-ce qu'il y a des rapports entre les metalleux, les festivaliers et les anciens de la commune ?

Oui. Depuis 2014, les plus de 70 ans qui habitent Clisson sont invités à visiter le site 48 heures avant l'ouverture, en pleine agitation en terme de montage, et ils sont ravis de pouvoir découvrir ce site qu'ils connaissaient sous une autre vue du temps de leur jeunesse et c'est aussi une façon de bien intégrer ce festival avec toute la population, y compris nos seniors. Cette année, la doyenne avait 90 ans je crois.

Le Hellfest rapporte-t-il de l'argent à la commune ?

Directement, non. Mais indirectement on estime les retombées du festival - qui rayonne largement au-delà de Clisson - autour de 5 millions d'euros. Le commerce local en profite, mais pas que, il y a aussi la notoriété, une visibilité du territoire. Aujourd'hui Clisson est une commune touristique, les visiteurs augmentent d'année en année et viennent faire un peu de tourisme dans la commune.