Allemagne : des orchestres observent des minutes de silence pour protester contre les restrictions dans le secteur culturel

Des musiciens de l'orchestre philharmonique de Munich, l'opéra de Munich, l'orchestre Staatskapelle de Berlin notamment, sont montés sur scène pour observer des minutes de silence. 

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France Télévisions Rédaction Culture
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Le Staatsoper (Opéra d'Etat), lieu de résidence de l'orchestre Staatskapelle de Berlin, le 2 novembre 2020. (STRINGER / GETTY IMAGES EUROPE)

Plusieurs orchestres parmi les plus prestigieux en Allemagne ont observé lundi 2 novembre à partir de 20h00 locales des minutes de silence sur scène pour protester contre la mise à l'arrêt de tout le secteur de la culture en novembre à cause de l'épidémie de coronavirus.

 "Sans l'art et la culture, c'est le silence"

A l'appel du collectif "Alarmstuferot" (Niveau d'alerte rouge), des musiciens de l'orchestre philharmonique de Munich, l'opéra de Munich, l'orchestre Staatskapelle de Berlin notamment sont montés sur scène mais au lieu d'entamer un concert comme ils le font à l'accoutumée, ils sont restés silencieux devant une salle vide puisque le public n'est plus autorisé à se rendre dans les salles de concert, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Sur Twitter, des artistes avaient également choisi de faire tourner un disque de musique sans son ou de poster des photos avec ce slogan : "sans l'art et la culture, c'est le silence".

Ils veulent aussi attirer l'attention sur l'absence jusqu'ici "d'aides suffisantes pour la survie des personnes employées dans ce secteur" alors que depuis ce lundi 1er novembre et pour les quatre prochaines semaines tous les établissements culturels, des salles de concert aux théâtres en passant par les musées, ont dû fermer leurs portes.

La ministre de la Culture "très inquiète" 

Les nouvelles mesures de restriction pour tenter de contrer la forte résurgence du virus en Allemagne concernent également la gastronomie, les bars, les cafés et les établissements sportifs et suscitent circonspection et mécontentement dans des secteurs déjà très touchés par les restrictions du printemps.

La ministre de la Culture Monika Grütters a elle-même reconnu être "très inquiète" pour son secteur, qui emploie aussi de nombreux indépendants sans filet de sécurité. "Même si les nouvelles restrictions sont compréhensibles" sur le plan sanitaire, elles constituent "une catastrophe", a-t-elle dit.

Le gouvernement a annoncé débloquer jusqu'à dix milliards d'euros d'aides supplémentaires pour tous les secteurs d'activités les plus touchés en novembre.

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