Une musique unique aux attractions multiples : Lo'Jo sort un nouvel album

Le groupe Lo'Jo sort un nouvel album, Transe de Papier, en pleine épidémie. Avec un désir : repartir en tournée et jouer ses nouveaux morceaux devant du public.   

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Radio France
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Le chanteur du groupe Lo'Jo Denis Péan lors d'un concert en 2017, à Angers. (JOSSELIN CLAIR / MAXPPP)

Depuis plus de trente ans, Lo'Jo invente une musique qui n'appartient qu'à eux, entre musique de bande, créole, rythmes africains, rock et musique tribale. Depuis sa création, le groupe angevin forme une communauté d'artistes en mouvement perpétuel. A leur tête, Denis Péan, Nadia et Yamina Nid El Mourid. Leurs voix se mélangent et se répondent en permanence, pour former une musique unique, aux attractions multiples.

Sur ce nouvel album, Transe de Papier, c'est encore plus évident, explique Denis Péan : "Je sens que c'est une belle vibration. On nous demande souvent d'où vient cette entente. Sûrement pas du hasard, peut-être du destin, mais peut-être encore d'autre chose. De la survie, de l'affection que l'on se porte les uns aux autres. Et puis j'ai besoin des voix des filles, j'ai besoin des musiciens." 

Un morceau avec Tony Allen

Le voyage est dans l'ADN du groupe, très reconnu à l'étranger, au Mali, à La Réunion ou dans le monde anglo-saxon. Sur ce disque, le grand Robert Wyatt passe une tête, et l'immense batteur Tony Allen, architecte du rythme de Fela Kuti, est venu frapper quelques fûts pour ce qui est certainement l'un de ses derniers enregistrements avant sa disparition au mois d'avril dernier. "La rencontre avec Tony Allen, elle est très lointaine, se souvient Denis Péan. Quand j'ai commencé à écouter de la musique, j'écoutais Fela Kuti. Et le batteur, c'était Tony Allen. Je me rappelle la puissance qu'il avait dans son poignet, c'était presque inouï. Toute la force de son corps qui se muait dans un geste précis et délicat." Denis Péan l'affirme, Robert Wyatt et Tony Allen sont des exemples pour lui : "Ce sont des anciens, ce sont mes aînés. Pour moi c'est symbolique, c'est l'idée de transmission et d'héritage."  

A cause de l'épidémie de coronavirus, tous les spectacles sont annulés, il n'y a pas d'horizon. Et pourtant, Denis Péan se veut optimiste : "On va jouer, on est prêts et on est préparés pour ça, peut-être plus que jamais. Cette situation, elle a rendu au monde une acuité particulière. Elle a laissé une place dans le cœur des gens à quelque chose qu'ils avaient peut-être oublié." En attendant, Transe de Papier permet déjà amplement de s'offrir ce luxe : voyager. 

Lo'Jo, Transe de Papier (Yotanka). Album sorti le 4 décembre.

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