Une belle histoire de la "Haute couture" racontée par Guénolée Millerret

Alors que la haute couture automne-hiver 15-16 défile à Paris, retour en images sur l'ouvrage "Haute couture. Histoire de l’industrie de la création française. Des précurseurs à nos jours" de Guénolée Millerret. Cette fresque historique met en lumière ses rouages économiques et socio culturels ainsi que l’impact des artisans du beau sur l’industrie de la création. Superbe ouvrage pour passionnés !

Eugène Kammerman/Rapho
19
Les protagonistes de la haute couture en sont, au premier chef, les couturiers eux-mêmes, assistés de leurs collaborateurs comme des ingénieuses petites mains mais également leurs fournisseurs -fabricants de tissu et artisans d’art. Entrent, par ailleurs, en scène dans ce bel ouvrage les clientes fortunées et acheteurs étrangers, avant que chroniqueuses et rédactrices de mode ne prennent place, bloc-notes en main, avides de nouveautés. Eugène Kammerman/Rapho/Haute Couture, G. Milleret
29
Interviennent, enfin, au cœur de cette histoire de la haute couture les membres du personnel, conscients de l'enjeu économique du secteur, puis les muses -actrices de cinéma-, et, plus récemment, les conserva­teurs de musées ainsi que de puissants hommes d’affaires, bailleurs de fonds esthètes et gestionnaires hors pair.Eugène Kammerman/Rapho/Haute Couture, G. Milleret
39
Illustré de documents d’archives inédits, réalisé avec le concours des maisons Chanel, Christian Dior, Givenchy, Lanvin et de la fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, "Haute couture" s’adresse autant aux professionnels de la mode et à ses futurs acteurs, qu’aux étudiants en mode et en marketing du luxe, aux passionnés d’histoire et néophytes désireux de découvrir les coulisses de l’un des fleurons de l’économie hexagonale, à l’image d’excellence, véritable exception française.Marc Tomasi pour l'étude Thierry de Maigret, Paris/Haute Couture, G. Milleret
49
Aujourd'hui, les groupes financiers ont une conscience aiguë de la valeur patrimoniale des griffes de haute couture qu’ils ambitionnent d’acquérir. Un nouveau rapport à l’héritage s’exprime alors : les directeurs artistiques qui succèdent aux couturiers fondateurs puisent, dans l’héritage mis à leur disposition, de quoi "écrire un nouveau chapitre tout en restant dans le même livre". Valoriser le passé historique pour réconcilier le caractère saisonnier de la mode et l’intemporalité du style, voilà l’un des objectifs majeurs des nouveaux acteurs de l’industrie de la création.Marc Tomasi pour l'étude Thierry de Maigret, Paris/Haute Couture, G. Milleret
59
"Je dédie ce livre à tous les anonymes de la haute couture d’hier et d’aujourd’hui : les stylistes et les modélistes qui restent dans l’ombre, les petites mains industrieuses -arpètes et midinettes- les manutentionnaires dans leur demi sous-sol, les lapins de couloirs et les livreurs toujours ponctuels, les mannequins debout des heures durant sous les assauts des aiguilles et les vendeuses si patientes à l’égard de leurs clientes... Ils sont tous, les héros de cette histoire" indique Guénolée Milleret. Piero Biasion/Alexis Mabille/Haute Couture, G. Milleret
69
L'auteur est l'ancienne responsable des archives documentaires de la maison Yves Saint Laurent Rive gauche, Elle enseigne l’histoire de la mode à l’École nationale supérieure des arts décoratifs et à l’École internationale du marketing du luxe.  Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, Paris/Haute Couture, G. Milleret
79
"Haute couture. Histoire de l'industrie de la création française. Des précurseurs à nos jours" de Guénolée Milleret. Préface Alexis Mabille. Editions Eyrolles. 22 euros.Grès/Haute couture, G.Milleret
89
Illustration de Bernard Boutet de Monvel/Haute Couture, G. Milleret
99
"Haute couture. Histoire de l’industrie de la création française. Des précurseurs à nos jours" de Guénolée Millerret. Editions Eyrolles Couverture du livre "Haute couture. Histoire de l’industrie de la création française" de Guénolée Millerret. Editions Eyrolles