"Pour moi, il y a un côté poétique dans ce vêtement qui traverse le temps" : Elisa Palmer, adepte de mode vintage

Si la mode de seconde main permet de prolonger la vie d'un vêtement, le choix du vintage permet, quant à lui, d'apporter une touche de vécu dans sa tenue.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
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Elisa Palmer en robe fleurie et ceinture vintage avec des chaussures Maud Frizon, avril 2021  (Odile Leclerc)

Dans le marché de la seconde main, en pleine expansion, le vintage occupe une place de choix car la mode millésimée est devenue désirable avec ses pièces au look rétro. Ce mot anglais signifie au sens propre “grand cru, millésime” mais il est utilisé pour qualifier tout ce qui est rétro. 

Le vintage satisfait une envie de rare, de personnel dans un monde où ce qui est à la mode se duplique à l'infini, partout au même moment. En s'offrant un sac des années 70, une robe des années 60 ou un manteau signé d'un couturier de l'après-guerre par exemple, on affirme son goût pour l'authentique. 

Une passion qui peut être aussi assouvie à moindre coût comme l’explique à Franceinfo culture Elisa Palmer, agente mode et social. 

Elisa Palmer en chemisier blanc vintage, avril 2021 (DR)

"Je n’ai jamais eu honte de porter un vêtement déjà porté" 

"Ma mère était passionnée de seconde main. Cela a toujours été dans mon éducation et je n’ai jamais eu honte de porter un vêtement déjà porté. Pour moi, il y a un côté poétique dans ce vêtement qui traverse le temps".

La jeune femme de 35 ans n'achète quasiment plus de neuf, ni pour elle, ni pour ses enfants et essaye même de convertir les autres car aujourdhui "les gens ont moins cette appréhension face à la seconde main". Plusieurs raisons motivent son choix : le budget, l’originalité et la créativité et l’existant. "Ces vêtements de seconde main sont arrivés jusqu’à nous, car ils sont plus résistants".

"Je collectionne les pièces Claude Montana" 

"J’aime leur originalité, la créativité des coupes et les matières utilisées. Je suis passionnée des années 70-80-90. Je collectionne les pièces Claude Montana (j’en ai une vingtaine). Ce couturier avait une façon d’aborder le corps de la femme avec une découpe de fou, une carrure". 

Dans sa garde-robe, il y a "des pépites", des pièces Caude Montana mais aussi des jeans Levi's. "Je rentre régulièrement en boutique pour essayer un modèle. S’il me plaît, je le cherche sur les plateformes de seconde main pour l'acheter".

Mais quand elle a le temps, Elisa Palmer préfère de loin fréquenter les boutiques, les puces en France et à l’étranger et les friperies plutôt que les plateformes digitales. "Dans les boutiques où je vais régulièrement, il y a plus de personnalisation et d’humain. La vendeuse connaît mes goûts et me proposera des pièces susceptibles de me plaire. Mais, je suis une femme de ma génération donc je cherche aussi sur les plateformes par marques ou par type de pièce (épaulettes, taille haute, pantalon patte d'éléphant)". Sa préférée : le Label Emmaüs, "un e-shop militant avec une logique sociale et humaine".  

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