Le couturier italien Francesco Smalto est mort

Il avait créé sa maison de couture pour hommes, spécialiste des costumes sur mesure, en 1962, à Paris.

Le couturier Francesco Smalto (à g.) défile avec son directeur artistique Franck Boclet, le 30 juin 2001, à Paris, après la présentation de la collection printemps-été 2001 de prêt-à-porter Smalto.
Le couturier Francesco Smalto (à g.) défile avec son directeur artistique Franck Boclet, le 30 juin 2001, à Paris, après la présentation de la collection printemps-été 2001 de prêt-à-porter Smalto. ( PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

Le couturier italien Francesco Smalto est mort dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 avril, à Marrakech (Maroc), à l'âge de 87 ans, a annoncé, lundi, la maison éponyme qu'il avait fondée à Paris. Francesco Smalto avait créé sa maison de couture pour hommes, spécialiste des costumes sur mesure, en 1962, dans la capitale française. Il avait cédé l'entreprise et s'était retiré en 2001. Il "habillait les chefs d'Etat et les célébrités dans les années 1980", rappelle le site du Monde.

"Francesco Smalto a imposé aux hommes une allure et un style uniques" avec une "silhouette près du corps" et certains traits caractéristiques dans ses costumes comme "le cran de revers dit 'parisien', dessiné à l'équerre", rapporte la maison Smalto. Ce tailleur épris de perfection était aussi un entrepreneur qui "a su étendre son activité" dans le sur-mesure et fonder les bases d'une activité de prêt-à-porter avec un style et une qualité directement inspirés de son atelier, selon la maison.

"Un artisan et un seigneur", selon Françoise Sagan

L'auteure Françoise Sagan a écrit de Francesco Smalto qu'il était "un de ces rares hommes qui peuvent mêler le luxe et la sobriété, le quotidien et l'éclat. C'est un artisan et un seigneur." 

La directrice artistique de la maison, Youn Chong Bak, recrutée et formée par Francesco Smalto, a salué, lundi, la mémoire du créateur en se souvenant de sa "bienveillante attention". "Ses compliments renouvelés à chaque collection et ses simples mots d'encouragement à chaque rencontre ont forgé mon respect pour le maître et la personne extraordinaire qu'il était", témoigne-t-elle.