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Inès de la Fressange condamnée à démolir une partie de sa maison de Tarascon

La styliste avait entrepris des travaux pour construire un bâtiment de 100 m², sans permis de construire et sur une zone protégée. 

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France Télévisions
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Inès de la Fressange pose sur le tapis rouge avant la projection d'un film à Cannes (Alpes-Maritimes), le 15 mai 2015. (ARTHUR MOLA / AP / SIPA)

Elle avait choisi une vue imprenable sur le Rhône pour sa maison secondaire, mais vivait sur un site classé en zone naturelle. La styliste Inès de la Fressange a été condamnée à démolir la bâtisse de 100 m², construite sans permis de construire sur sa propriété, par le juge des référés de Tarascon (Bouches-du-Rhône), jeudi 23 juillet.

L'association pour la défense de l'environnement rural (Ader) avait saisi le magistrat pour faire cesser des travaux de construction de ce bâtiment, entrepris par la SCI Nine & Civil de l'ancienne mannequin, sur un terrain acquis en 2004 se trouvant sur le site de la Montagnette, à Tarascon. Les travaux ont été découverts en avril par un promeneur. Selon l'Ader, ils ont continué malgré un arrêté municipal publié en juin. Le Parisien indique ainsi que deux bâtiments ont depuis été construits en plus de la maison principale. 

Elle a choisi la stratégie classique du permis provençal : elle se l'est octroyé

"Les travaux ainsi réalisés (...) sont incontestablement de nature à causer une atteinte grave à l'environnement et à dénaturer le site de la Montagnette, de sorte que les travaux litigieux contusionnent bien un trouble manifestement illicite", souligne l'ordonnance de référé.

La SCI d'Inès de la Fressange est donc condamnée à "cesser immédiatement les travaux" et à "remettre les lieux en état par la démolition du bâtiment", conclut l'ordonnance, qui prévoit une amende de 300 euros par jour de retard.

Inès de la Fressange "savait qu'elle n'aurait jamais eu de permis de construire compte tenu des servitudes intégrées à son titre de propriété, donc elle a choisi la stratégie classique du permis provençal : elle se l'est octroyé", analyse le président de l'Ader, Philippe Chansigaud. "C'est une décision juste parce qu'elle fait l'application du droit", a réagi l'avocate de l'Ader, Me Anne-Victoria Fargepallet. Selon Le Parisien, l'ex-mannequin a décidé de faire appel. 

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