Festival international de mode de Hyères : Louise Trotter, Christian Louboutin et Dominique Issermann jurés de la 36e édition prévue en octobre

Lancé en 1986, le Festival international de mode s'est enrichi au fil des années avec l'ajout d'un concours de photographie en 1997, puis d'un concours d'accessoires de mode en 2017. Il compile aujourd'hui ces trois compétitions accessibles au public, avec des expositions à la Villa Noailles.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Les trois présidents de la 36e édition du Festival de hyères 2021 : Dominique Issermann, Louise Trotter et Christian Louboutin (de gauche à droite) (Karl Lagerfeld, Anders Edström et Kate Martin)

La Britannique Louise Trotter, styliste de Lacoste, et le Français Christian Louboutin, créateur des célèbres escarpins à la semelle rouge, présideront les jurys mode et accessoire du Festival international de mode, de photographie et d'accessoires de mode de Hyères qui se tiendra en octobre. La photographe française Dominique Issermann présidera le jury photo.

Les organisateurs ont donné le 6 avril le coup d'envoi à la 36e édition de cette manifestation, tremplin pour la jeune création, lors d'une cérémonie à la villa Noailles à Hyères, dans le sud de la France. Organisé traditionnellement au printemps, le festival se tiendra pour la deuxième année consécutive en automne, du 14 au 17 octobre 2021, en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19.

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Aucun candidat français ne figure parmi les finalistes mode

La cérémonie du lancement au cours de laquelle ont été dévoilés les jurys et les finalistes a été maintenue, en dépit du confinement national strict qui est entré en vigueur en France après la "tolérance" du week-end de Pâques. Pour le fondateur et directeur général du Festival Jean-Pierre Blanc, il était "important et évident" de préserver ce "moment privilégié" en vrai. Attendre la fin du confinement mettrait "en péril le festival", a-t-il déclaré à l'AFP. "La période qu'on traverse est sûrement la plus difficile depuis l'existence du festival. Je sens que les jeunes sont perturbés, certaines fois un peu perdus. Le festival prend une dimension encore plus forte que d'habitude".

"Depuis le début de la pandémie, la mode a été forcée de se réinventer, de se digitaliser et de se recentrer sur des problématiques importantes qu'elle regardait de loin sans vraiment s'y attaquer comme la durabilité, l'upcycling", explique à l'AFP Christian Louboutin. "Sans étonnement, ce sont des notions qui sont parties intégrantes de beaucoup de projets reçus par le Festival. On découvre à travers eux une tendance à la mode sérieuse mais pas rasoir, ni minimaliste, ni prétentieuse. C'est assez sain", conclut-il.

Aucun candidat français ne figure parmi les finalistes qui comptent trois Finlandais, deux Lettonnes, un Colombien, une Suisse, un Thaïlandais, un Britannique et un Taiwanais.

Plus ancien concours du monde destiné aux jeunes professionnels

Même si les financements privés du festival ont diminué, tous les dispositifs sont maintenus. Le festival, plus ancien concours du monde destiné aux jeunes professionnels, a déjà lancé plus d'une carrière. Il a par exemple récompensé le Belge Anthony Vaccarello, directeur artistique de Saint Laurent. Distingués en 2018, le duo néerlandais Rushemy Botter et Lisi Herrebrugh ont été ensuite nommés à la direction artistique de la maison française Nina Ricci et présentent les collections homme de leur marque Botter à Paris Fashion Week.

En 2020, c'est la folie créative du Belge Tom Van der Borght, créateur de vêtements fabriqués en matériaux recyclés "dont personne ne veut" et déterminé à proposer "une nouvelle définition du luxe", qui a été récompensée du Grand prix mode.

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Lancé en 1986, le festival s'est enrichi au fil des années avec l'ajout d'un concours de photographie récompensant les artistes émergents en 1997, puis d'un concours d'accessoires de mode en 2017. Il compile aujourd'hui ces trois compétitions accessibles au grand public, avec des expositions à la Villa Noailles.

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