"Péchés capitaux" de Jim Harrison, entre violence et sexe

C'est le retour de l'ogre américain de la littérature. Jim Harrison publie ce mercredi "Péchés capitaux," chez Flammarion. Plus bougon que jamais, il signe un roman où son Amérique rurale se perd dans la violence et le sexe.

(Pêchés capitaux © Flammarion)

Dans Pêchés capitaux , Jim Harrison force le trait, le lecteur doit s'accrocher pour trouver sympathique l'inspecteur Sunderson. Pour sa retraite, il part pêcher dans les rivières du Michigan, mais dans ce bled sévit la famille Ames : une bande d'idiots alcooliques, qui pensent avec leur sexe et leur colt.

Evidemment, Sunderson va reprendre du service. Ca sent le western, les Ames tombent comme des mouches, mais l'ancien flic n'est pas un saint. C'est même un vrai plouc, incapable malgré son âge de contenir sa libido, affolée par une très jeune femme pas futée mais terriblement sexy.

Jim Harrison s'amuse. Son personnage se demande s'il a su résister aux péchés capitaux, évidemment non.

Une fois de plus, le romancier des bas-fonds et des grands espaces sauve son petit monde grace aux femmes. Sunderson est toujours amoureux de son ex, classe, généreuse, indulgente, cultivée, c'est elle qui l'a initié aux bons vins français, l'autre passion de Jim Harrison.

(Pêchés capitaux © Flammarion)