Hommage à Jean d'Ormesson : le discours d'Emmanuel Macron "était très fort parce qu'il était empreint d'un vrai amour pour la littérature"

Jean-Christophe Rufin, écrivain et académicien, a réagi, jeudi sur franceinfo, à l'hommage rendu par Emmanuel Macron lors d'une cérémonie aux Invalides à Paris en l'honneur de Jean d'Ormesson.

Emmanuel Macron rend hommage à l\'écrivain Jean d\'Ormesson lors d\'une cérémonie aux Invalides à Paris, le 8 décembre 2017.
Emmanuel Macron rend hommage à l'écrivain Jean d'Ormesson lors d'une cérémonie aux Invalides à Paris, le 8 décembre 2017. (FRANCOIS MORI / POOL)

"Cela fait du bien de savoir que l'on a un chef d'Etat qui respecte et qui s'intéresse à la littérature. Ça faisait un moment que ça n'était pas arrivé", a lancé, vendredi 8 décembre sur franceinfo, Jean-Christophe Rufin. L'écrivain et académicien a réagi à l'hommage rendu par Emmanuel Macron lors d'une cérémonie aux Invalides à Paris en l'honneur de Jean d'Ormesson. "Le discours du président de la République était très fort parce qu'il était empreint d'une certaine simplicité, d'émotion et d'un vrai amour pour la littérature", a estimé Jean-Christophe Rufin. 

Jean d'Ormesson "avait su faire sortir les écrivains des tours d'ivoire"

Depuis l'annonce de la mort de Jean d'Ormesson, de nombreuses personnalités ont salué l'immense culture littéraire de l'écrivain. "C'est quelqu'un qui avait cette culture et qui en a fait quelque chose d'autre, qui l'a transformée. Ça a été très fort chez lui", réagi Jean-Christophe Rufin. L'hommage de la Nation à Jean d'Ormesson montre qu'il "avait su faire sortir les écrivains, à travers lui, des tours d'ivoire dans lesquels ils sont enfermés. Ça dit aussi quelque chose de la situation d'aujourd'hui, c'est-à-dire qu'il y a un vrai appétit du pouvoir, et j'espère à travers lui de la Nation, pour les écrivains", s'est réjoui Jean-Christophe Rufin.

Si Jean d'Ormesson ne se "prenait pas au sérieux", selon Jean-Christophe Rufin, l'écrivain "était capable dans les moments où il le fallait d'être très déterminé. Il avait une vraie curiosité pour le monde, une vraie simplicité, une vraie gentillesse. Il nous faisait du bien".