Le journaliste et écrivain François Debré est mort à l'âge de 78 ans

Le journaliste est décédé quelques heures seulement après son frère Bernard Debré, ancien ministre et ex-député.

François Debré en 1998. 
François Debré en 1998.  (ANDERSEN/SIPA / SIPA)

Le journaliste et ancien grand reporter François Debré, l'un des quatre fils de l'ancien Premier ministre Michel Debré, est décédé à l'âge de 78 ans, dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 septembre, quelques heures seulement après son frère Bernard Debré, ancien ministre et ex-député, a-t-on appris auprès de sa fille, l'écrivaine Constance Debré. Il est mort chez lui, à Montlouis-sur-Loire, près de Tours, des suites d'un cancer.

Après des études de droit, François Debré, deuxième fils de Michel Debré, s'était lancé dans le journalisme, couvrant pour des journaux, puis des chaînes de télévision, des conflits sur plusieurs continents, dont celui la guerre du Biafra et la chute de Saïgon. Grand reporter à TF1 de 1977 à 1981, il avait reçu le prix Albert-Londres en 1977 pour son livre sur la révolution khmère, Cambodge, la révolution de la forêt.

Auteur de romans et de documentaires

On lui doit aussi des documentaires comme Les Trottoirs de Manille (prix du jury du festival international de Monte-Carlo), et des romans dont L'Homme de pouvoir. Le Livre des égarés, qui suit le destin d'un orphelin juif d'Alsace pendant la Révolution, est sélectionné pour le prix Goncourt en 1981 et lauréat du prix Paul-Flat de l'Académie Française.

"C'était le plus brillant et le plus drôle d'entre nous, il s'était inscrit au PSU [Parti socialiste unifié] par provocation pour notre famille gaulliste, mais était un journaliste talentueux, et n'oubliez pas qu'il a eu le prix Albert-Londres !", témoignait en 2008 Bernard Debré, à l'époque député UMP, dans les colonnes du Monde

Dans Trente ans de sursis, un roman biographique, François Debré avait raconté ses décennies d'addiction à l'opium et l'héroïne, le décès de sa femme, mais aussi ses divergences avec sa famille, notamment sur le plan politique. Il avait par ailleurs écopé en 2011 de deux mois de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.