L'écrivain et académicien Michel Déon est mort à l'âge de 97 ans

Il avait été récompensé par le prix Interallié en 1970 et par le Grand prix de l'Académie française en 1973.

Michel Déon, en 2004.
Michel Déon, en 2004. (ULF ANDERSEN / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Il était l'un des doyens de l'Académie française. L'écrivain Michel Déon est mort, mercredi 28 décembre, à l'âge de 97 ans, a annoncé l'Académie française. Il a été victime d'une embolie pulmonaire en Irlande, où il résidait, a indiqué de son côté l'éditeur Olivier Frébourg, un ami de la famille.

"C'est une grande perte pour l'Académie, a réagi la secrétaire perpétuelle de l'Académie française, Hélène Carrère d'Encausse. Il en était la mémoire et la conscience. Michel Déon a eu une très longue vie académique depuis son élection en 1978 au fauteuil de Jean Rostand."

Michel Déon est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, surtout des romans, dont Les Poneys sauvages et Le Taxi mauve, adapté au cinéma avec Philippe Noiret et Charlotte Rampling. Michel Déon était le plus ancien élu de l'Académie après Jean d'Ormesson.

"Un souffle d'imagination et de fantaisie à l'Académie"

Né dans un milieu bourgeois, il passe son enfance entre le 16e arrondissement de Paris et la Côte d'Azur, puis Monaco. Adulte, il s'engage à droite, devient secrétaire de rédaction à L'Action française de Charles Maurras. Puis il devient écrivain. Il témoigne dans ses livres d'une grâce désenchantée et d'une nostalgie à la fois désinvolte et amère. Son nom est rattaché au mouvement des Hussards. Ce courant littéraire s'oppose à l'existentialisme incarné par Jean-Paul Sartre. "Ils ont apporté la jeunesse de ce qu'on appelait les Hussards. Ils ont apporté un souffle d'imagination et de fantaisie à l'Académie", a souligné Hélène Carrère d'Encausse.

 Michel Déon a reçu de nombreux prix comme l'Interallié pour Les Poneys sauvages (1970), le grand prix du roman de l'Académie française pour Un Taxi mauve (1973), le grand prix européen de littérature pour albums d'enfants pour Thomas et l'infini (1976), le prix des Maisons de la presse pour Je vous écris d'Italie (1984) ou le prix Giono pour l'ensemble de son œuvre (1996).