Cet article date de plus de deux ans.

L'écrivain Daniel Rondeau élu à l'Académie française

L'écrivain et ancien diplomate Daniel Rondeau, 71 ans, a été élu jeudi à l'Académie française au fauteuil de Michel Déon après deux candidatures infructueuses en 2011 et 2016.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Daniel Rondeau en octobre 2017 peu avant la remise du Grand Prix du roman de l'Academie francaise pour "Mecaniques du chaos". (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Lauréat du Grand prix du roman de l'Académie française en 2017, l'écrivain, ami de Johnny Hallyday et ancien ambassadeur auprès de l'Unesco, a été élu au premier tour avec 18 voix, a indiqué l'Académie dans un communiqué.

Ancien militant d'extrême gauche (avec les "maos" de la Gauche prolétarienne), journaliste à Libération puis au Nouvel Observateur, Daniel Rondeau a écrit de nombreux romans et essais, dont Chagrin lorrain (1979) son premier livre et parfois considéré comme l'un de ses meilleurs.

Grand prix du roman de l'Académie française en 2017

On lui doit aussi L'enthousiasme (1988) où il relate son expérience d'ouvrier "établi" en usine, Alexandrie (1997) récompensé par le prix des Deux Magots, Vingt et plus (2014) et, l'an dernier, Boxing-club où il parle de sa passion pour la boxe, un sport qu'il pratique régulièrement. Il a reçu en 2017 le Grand prix du roman de l'Académie française pour son roman Mécaniques du chaos (Grasset). Éditeur, il a fondé la maison d'édition Quai Voltaire en 1987 avec Gérard Voitey, avant de diriger la collection Bouquins chez Robert Laffont. 

Ambassadeur de France à Malte en 2008, il prend la défense des boat-people de Méditerranée, avant d'être nommé en 2011 délégué permanent de la France auprès de l'Unesco, poste dont il a démissionné en 2013. Engagé en faveur du général Michel Aoun au Liban dès la fin des années 1980, il fut l'organisateur du voyage de l'archevêque de Paris, Mgr Jean-Marie Lustiger à Sarajevo en 1993. Son engagement en faveur des chrétiens d'Orient est constant. Daniel Rondeau a résumé la somme de ses engagements dans La Raison et le coeur (Grasset), paru l'an dernier.

La fin de la "malédiction" du fauteuil de Michel Déon

Avant son élection, Daniel Rondeau avait tenté à deux reprises d'entrer à l'Académie française. Il s'était porté une première fois candidat en 2011 (au fauteuil de Pierre-Jean Rémy) puis en 2016 (au fauteuil de René Girard). Il avait alors manqué la majorité pour être élu de trois voix. Cette élection met également fin à la "malédiction" qui semblait peser sur le fauteuil de Michel Déon.


Les trois dernières élections pour trouver un successeur au fauteuil de l'auteur d'Un Taxi mauve, décédé en décembre 2016, s'étaient soldées par des échecs retentissants malgré des candidats de renom. 
L'ancien ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, l'ancien président d'Arte Jérôme Clément, l'ancien directeur de la Bibliothèque nationale de France Bruno Racine, l'essayiste Pascal Bruckner, les écrivains Benoît Duteurtre, François Taillandier, Charles Dantzig ou encore l'ancien ministre de l'Éducation Luc Ferry, candidats au fauteuil de Déon, avaient tous été recalés par les Académiciens.


Avec l'élection de Daniel Rondeau, l'Académie française compte désormais 35 membres. Cinq sièges restent à pourvoir dont ceux occupés par François Weyergans et Michel Serres décédés la semaine dernière.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Livres

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.