L'académicienne Assia Djebar est morte

L'écrivaine algérienne, âgée de 78 ans, avait rejoint les rangs des immortels en 2005.

L\'écrivaine algérienne Assia Djebar pose à l\'Académie française, le 22 juin 2006, à Paris.
L'écrivaine algérienne Assia Djebar pose à l'Académie française, le 22 juin 2006, à Paris. (OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP)

Elle avait été récemment pressentie pour le prix Nobel de littérature. L'écrivaine algérienne Assia Djebar, membre de l'Académie française, est morte vendredi à 78 ans dans un hôpital parisien, annonce la radio publique algérienne, samedi 6 février.

"La consolation" et "l'intransigeance"

Née en 1936, Fatima Zohra Imalyène, son vrai nom, a commencé sa carrière littéraire en 1957 avec La Soif. Comme nom de plume, elle choisit Assia ("la consolation") Djebar ("l'intransigeance").  Fille d'un instituteur, elle prend très jeune le parti de l'indépendance de son pays, alors sous domination française, mais décide d'écrire en français et enchaîne Les impatients (1958), Les enfants du nouveau monde (1962), Les alouettes naïves (1967).

La romancière délaisse un temps l'écriture pour se consacrer au cinéma dans les années 1970, détaille El Watan, avec notamment son long-métrage La nouba des femmes du mont Chenoua, prix de la critique internationale à la Biennale de Venise en 1979. Connue pour son engagement en faveur des droits des femmes, elle était considérée comme l'une des auteurs les plus célèbres et influentes du Maghreb.

Elue à l'Académie en 2005

Elue parmi les immortels en 2005, Assia Djebar sera enterrée, selon ses voeux, dans son village natal de Cherchell, en Algérie, la semaine prochaine. "Elle retournera aux siens comme elle le voulait, explique sa fille Jalila à El Watan. Elle reposera définitivement dans son pays natal auprès de ses proches."