Joseph Ponthus, auteur de "À la ligne - Feuillets d'usine", est mort à 42 ans

Joseph Ponthus avait publié en 2019 son premier roman, "À la ligne - Feuillets d'usine", récit de son expérience d'ouvrier intérimaire. Il avait reçu le Grand prix RTL-Lire.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Le romancier Joseph Ponthus, auteur de "A la ligne" (La Table ronde). (PHILIPPE MATSAS / OPALE EDITIONS / LA TABLE RONDE)

L'écrivain Joseph Ponthus, révélé par son roman À la ligne - Feuillets d'usine, est décédé à l'âge de 42 ans, ont annoncé à l'AFP Les éditions de la Table rondeIl est mort des suites d'un cancer a précisé la maison d'édition sur son compte Twitter. Il laisse derrière lui son roman publié en 2019 qui l'avait révélé au grand public. Un récit puissant tiré de son expérience d'ouvrier intérimaire, qui avait reçu plusieurs prix littéraires dont le Grand prix RTL-Lire.

Poème enragé sur la condition ouvrière

À la ligne - Feuillets d'usine est un texte sans ponctuation qui se lit comme un chant ou un poème enragé sur la condition ouvrière, sur ce que subissent les hommes et les bêtes. C'est un livre qui fait entendre la voix de ceux qui en sont le plus souvent privés.

>> Joseph Ponthus remporte le grand prix RTL/Lire pour "A la ligne" : la vie à l'usine en intérim

"L'usine bouleverse mon corps
Mes certitudes
Ce que je croyais savoir du travail et du repos
De la fatigue
De la joie
De l'humanité"
(Extrait d'"A la ligne")

"Tous les jours, j'écrivais en rentrant, enfin, presque parce que certains jours je n'avais plus de force que pour la douche et la balade avec le chien", disait-il lors d'une interview à franceinfo au Salon du livre de 2019."On ne sait pas bien ce que c'est que la réalité. Pour moi, le réel est dans les mots que j'ai choisis pour écrire mon livre."

Originaire de Reims, Joseph Ponthus était arrivé en Bretagne pour y suivre sa compagne après des études supérieures dans sa ville natale et une vie d'éducateur spécialisé en région parisienne. Faute d'emploi à hauteur de ses diplômes, l'usine s'était imposée à lui "en attendant un vrai travail". Ouvrier intérimaire, corvéable à merci concernant ses horaires, il trimera d'abord dans une usine de transformation de poissons et crevettes puis dans un abattoir.

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