JO 2024 : une centaine de boîtes de bouquinistes "en mauvais état" sur les 600 à déplacer, selon la mairie de Paris

La réfection des boîtes dégradées inquiète les bouquinistes qui craignent, outre la fragilité de leur matériel, l'inactivité qu'entraînerait le processus.
Article rédigé par franceinfo Culture avec AFP
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Les bouquinistes sur les quais de Seine à Paris en 2023 (LAURE BOYER / HANS LUCAS)

Une centaine de boîtes de bouquinistes, sur les 600 qui doivent être déplacées avant la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, sont "en mauvais état" et devront être refaites, selon un document de la mairie, confrontée à l'opposition de ces libraires.

Dans un avant-projet d'appel d'offres rédigé le 23 octobre, transmis à l'AFP et authentifié mardi 31 octobre par la mairie, cette dernière estime qu'"une centaine de boîtes ont été identifiées comme étant en mauvais état et devront faire l'objet d'une réfection". 

"Minimiser au maximum la perte d'exploitation"

Les bouquinistes, qui font notamment valoir la fragilité de ces boîtes dans leur refus de libérer les quais de Seine, estiment que beaucoup de leurs confrères ne pourront survivre aux semaines d'inactivité imposées par un démontage, une restauration et un remontage de leur outil de travail.

Le "document préparatoire" de la mairie évoque un retrait des boîtes "de nuit, pour limiter la gêne occasionnée, entre le 13 et le 18 juillet", soit plus d'une semaine avant la cérémonie d'ouverture sur la Seine le 26 juillet. La repose des boîtes devra se faire "à partir du 3 août" et dans "un délai de cinq jours", comme le démontage, afin "de minimiser au maximum la perte d'exploitation", demande la mairie. Un calendrier que Jérôme Callais, président de l'Association culturelle des bouquinistes de Paris, contacté par l'AFP, juge "irréaliste". "On sera encore pendant les Jeux" qui se terminent le 11 août, souligne-t-il, craignant un "gros mois d'inactivité, au minimum, sans indemnisation".

Des "endroits où l'on peut dissimuler des armes"

L'appel d'offres pour trouver un prestataire capable de "déposer", "protéger", "transporter", "stocker" et "reposer" les boîtes, selon le cahier des charges, sera lancé après un test prévu "prochainement", indique la mairie à l'AFP. Jérôme Callais craint que ce test se fasse "dans les meilleures conditions, le plus vite possible, en ayant écarté les problèmes" afin d'obtenir la "bénédiction du préfet".

Dans un courrier adressé le 25 juillet aux bouquinistes, la préfecture de police avait indiqué que près de 600 des 900 boîtes "vert wagon" fixées au parapet, renfermant livres d'occasion et autres curiosités, devraient être démontées et déplacées temporairement pour des raisons de sécurité. Ces boîtes sont des "endroits où l'on peut dissimuler des armes, voire pire, des explosifs", a fait valoir lors du dernier Conseil de Paris le préfet Laurent Nunez.

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