"La culture subit un désastre inimaginable" : Roselyne Bachelot se dit "entièrement mobilisée" pour trouver des solutions

La nouvelle ministre de la Culture s'est exprimée lors de son premier déplacement ministériel à Strasbourg, le 10 juillet.

Roselyne Bachelot en visite à Strasbourg, son premier déplacement depuis sa nomination au poste de ministre de la Culture, le 10 juillet 2020
Roselyne Bachelot en visite à Strasbourg, son premier déplacement depuis sa nomination au poste de ministre de la Culture, le 10 juillet 2020 (ABDESSLAM MIRDASS / HANS LUCAS)

La nouvelle ministre de la Culture Roselyne Bachelot est "entièrement mobilisée" pour trouver des solutions à la profonde crise dans laquelle la culture est plongée en raison l'épidémie de Covid-19, a-t-elle souligné vendredi 10 juillet à Strasbourg.

Pour son premier déplacement en région, Roselyne Bachelot a choisi la capitale alsacienne, comme son prédécesseur Franck Riester avant elle. Accompagnée notamment de Jack Lang, elle a visité la cathédrale avec la nouvelle maire écologiste Jeanne Barseghian, avant d'assister dans un collège à un rendez-vous de "La traversée de l'été", une opération menée par le Théâtre national de Strasbourg (TNS) et son directeur Stanislas Nordey.

"La culture subit un désastre inimaginable sur le plan économique, et sur le plan artistique", a rappelé la ministre, en poste depuis lundi.

"Des marges de manœuvre si chacun est raisonnable" 

"Un secteur comme le spectacle vivant, c'est moins 72% de chiffre d'affaires, c'est un drame épouvantable. On ne s'en est pas encore rendu compte parce qu'on est sous l'anesthésie de ce qui a été mobilisé par le gouvernement, mais ça ne peut pas durer." Roselyne Bachelot a souligné que outre les 5 milliards d'euros d'aides déjà apportées, "dans la loi de finances rectificative 1,6 milliard supplémentaires vont être donnés au secteur de la culture".

"Cette situation d'urgence absolue est celle qui me mobilise au quotidien. Demain il y aura un séminaire gouvernemental, c'est la première chose que je vais mettre en exergue : je pense qu'il y a des marges de manœuvre si chacun est raisonnable", a-t-elle encore estimé.

"Quelqu'un qui va avoir du poids à Bercy"

Interrogée pour savoir si sa notoriété et son poids politique pourraient l'aider dans ses nouvelles fonctions, Roselyne Bachelot a rendu hommage à ses prédécesseurs. Puis elle a ajouté : "J'espère que l'amour que je porte aux artistes, à la culture, la connaissance que j'ai des rouages les plus intimes de l'Etat en y ayant exercé les plus hautes fonctions à des postes différents, servira à sortir les dossiers et à gagner des arbitrages. C'est en tout cas ce que je m'emploie à faire".

De son côté, Stanislas Nordey s'est réjoui de cette nomination de Roselyne Bachelot à la Culture : "Ce qui est bien, c'est que c'est quelqu'un qui va avoir du poids à Bercy, et ça pour nous, c'est le plus important, d'avoir un ministre de la Culture qui défend ses budgets", a-t-il souligné.