Dragons, éléphants et cigognes, le bestiaire fabuleux des bâtiments de Strasbourg prend vie dans un livre photos

Dans "Strasbourg du coq à l’âne", l'historienne Suzanne Braun et le photographe Jacques Hampé font un focus sur les animaux peints ou sculptés dans la ville.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Lion sculpté sur la cathédrale de Strasbourg  (France 3 Alsace)

Le photographe Jaques Hampé et l'historienne de l'art Suzanne Braun, travaillent ensemble depuis plus de vingt ans. Leur nouveau livre, Strasbourg du coq à l’âne, invite le curieux à une déambulation à la rencontre des animaux fantastiques qui racontent l'histoire et le patrimoine de la capitale alsacienne. 

L'animal omniprésent au Moyen-Âge

De la cathédrale au palais Rohan, la visite illustrée propose au lecteur de lever les yeux et de découvrir des trésors dans les petites rues du centre historique de Strasbourg. Au-dessus de nos têtes, gravite tout un bestiaire fabuleux. Ainsi, découvre-t-on sur le tympan de la cathédrale un dragon qui crache des flammes. "Dans l'iconographie chrétienne, le dragon est un animal extrêmement fort et maléfique qui tue ses victimes en les étouffant avec sa queue", explique Suzanne Braun

Depuis plus de vingt ans, cette chercheuse en histoire de l'art fait parler les animaux muets peints ou sculptés sur les façades des bâtiments. "L'animal devient miroir du comportement de l'Homme, il donne une idée de ce que l'Homme doit faire pour se corriger de ses défauts", précise-t-elle. Des défauts, mais aussi des qualités souhaitées et exposées. A l'image de l'éléphant aux dents longues qui orne le portail du palais Rohan. "Il incarne la constance, la sagesse, la chasteté, cela convient tout à fait à l'évêque de l'époque", souligne l'experte. 

Éléphant sur le palais Rohan de Strasbourg (France 3 Alsace)

Un bestiaire artistique à la lumière du confinement 

Pour "capturer" tous ces animaux échappés dans la capitale alsacienne, il a fallu le talent et l'œil éclairé de Jacques Hampé, photographe spécialiste de l’architecture. Durant le premier confinement, alors que tous les monuments dormaient sous la lumière du printemps, il a pu pénétrer les lieux voués au silence. "J'ai eu beaucoup de chance, j'étais tout seul, toute lumière éteinte, à photographier des animaux dans la pénombre avec des temps de pose très longs, il y avait un côté magique", confie le photographe. Résultat, un livre richement illustré de 300 photos et ponctué d'anecdotes méconnues sur le patrimoine de la ville. 

"Strasbourg du coq à l’âne" aux éditions Beau Regard, 208 pages, 34 €

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