À Lyon, la gouaille d’Audiard plane sur le Festival Lumière pour le centenaire de sa naissance

Le festival lyonnais dédié à la mémoire du cinéma rend hommage au dialoguiste culte, qui aurait eu 100 ans. Et propose une vingtaine de films à revoir jusqu’au 18 octobre.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Le Festival Lumière rend hommage à Audiard. (CAPTURE D'ÉCRAN FRANCE 3)

Lyon rend hommage au Titi flingueur comme certains le surnomment. Michel Audiard aurait eu 100 ans et le Festival Lumière lui consacre une grande rétrospective. Un anniversaire organisé en collaboration avec son fils, le réalisateur Jacques Audiard, et son petit-fils, le pédopsychiatre Stéphane Audiard, auteur sous le pseudo de Marcel Audiard de deux polars à la gouaille rappelant évidemment son grand père, Le Cri du corps mourant et Le Cri du mort courant aux éditions Cherche Midi.

Des rires sous les masques

C’est donc avec Audiard qu’a débuté ce festival avec la projection lors de la soirée d’ouverture d’un monument du cinéma français : Les Tontons Flingueurs de Georges Lautner et ses dialogues cultes qui n’ont pas pris une ride. Des dialogues qui continuent à faire rire la jeune génération découvrant les mots et la gouaille de Michel Audiard, 35 ans après sa disparition. "Cette gouaille-là, il ne faut jamais oublier d’où elle vient, elle vient des petites gens. Cela permet de célébrer les petites gens et ça, c’est fabuleux", déclarait à l'issue de la projection un autre amoureux des mots, le rappeur, écrivain et réalisateur Abd Al Malik. 

19 films et un documentaire

Difficile de faire un choix dans l’œuvre de Michel Audiard tant elle regorge de pépites et pourtant il a bien fallu faire une sélection. 18 films en tout (en copies restaurées) sur les 140 qu’il a dialogués. Sans en dresser la liste complète, outre Les Tontons flingueurs, les amoureux d’Audiard pourront revoir Le Désordre et la nuit de Gilles Grangier, Le Président d’Henri Verneuil, Un taxi pour Tobrouk de Denys de La Patellière ou encore Garde à vue de Claude Miller.

A noter également des projections de Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages, premier long métrage d’Audiard réalisateur en 1968 avec Marlène Jobert et Bernard Blier. Mais aussi du documentaire Le Terminus des prétentieux de Sylvain Perret (2020, 1h04) réalisé à partir des archives de Gaumont (certaines inédites) et qui revient sur la vie et l’œuvre d’un des dialoguistes les plus inventifs et prolifiques du cinéma français.

Cannes 2020 et les frères Dardenne

Une édition particulière pour cause de crise sanitaire. Thierry Frémaux, directeur de l'Institut Lumière de Lyon et délégué général du festival de Cannes, a choisi d’offrir une session de rattrapage lyonnaise à 23 des 56 films de la sélection cannoise privée de Croisette en mai par le coronavirus et qui seront projetés cette semaine en présence des équipes. Enfin, le festival rendra hommage aux cinéastes belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, doubles lauréats de la Palme d'Or, en leur remettant le 12e Prix Lumière.  

À l’occasion du centenaire #Audiard, Jacques et Stéphane Audiard, fils et petit fils du dialoguiste de génie, évoquent leur père et présentent la copie restaurée des Tontons flingueurs.

Publiée par Festival Lumière (officiel) sur Samedi 10 octobre 2020

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