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Trois films mettant les femmes à l'honneur primés aux Journées cinématographiques de Carthage

Sur les 12 longs métrages de fiction en compétition lors de cette édition des Journées cinématographiques de Carthage, cinq oeuvres ont été réalisées par des femmes.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Noura Rêve de la réalisatrice Hinde Boujemaa a remporté le Tanit d'Or de la trentième édition des JCC, récompense suprême de ce festival consacré au cinéma arabe et africain. Hend Sabri remporte également le prix de la meilleure actrice. (AXEL DERRIKS)

Un film tunisien Noura rêve - consacré aux difficultés d'une mère à conquérir son bonheur malgré un mariage miné par la violence - et deux autres films réalisés par des femmes ont été primés aux Journées cinématographiques de Carthage samedi 2 novembre à Tunis.

Noura Rêve : Hend Sabri remporte le prix de la meilleure actrice

Noura Rêve, attendu en salle ce mois-ci, est porté par deux vedettes tunisiennes, l'actrice basée en Egypte Hend Sabry, déchirée entre mari et amant, et le comédien Lotfi Adbelli, en mari looser dominateur. Ce film de la réalisatrice Hinde Boujemaa a remporté le Tanit d'Or de la trentième édition des JCC, récompense suprême de ce festival consacré au cinéma arabe et africain. Hend Sabri remporte également le prix de la meilleure actrice. 

Viol conjugal, infidélité, corruption et inaction des policiers : "on soulève des sujets tabous afin de lancer un dialogue social car en Tunisie et dans le monde arabe on en parle rarement", a expliqué à la presse Hend Sabri. Pour la député Bochra Belhadj Hmida, le film a évoque "la violence à l'encontre des femmes sous toutes ses formes", montrant une "prise de conscience" même si "le chemin est encore long".

Deux autres films porté par des personnages féminins forts ont également été primés.

Atlantique, déjà Grand Prix du Festival de Cannes

Atlantique, un conte sénégalais sur la migration de clandestine vu par les femmes restées sur la berge, que les noyés viennent hanter, a reçu le Tanit d'Argent. Ce film de la réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop s'était vu décerner le Grand Prix du Festival de Cannes en mai.

Le Tanit de bronze a été décerné à un premier film saoudien, Scales, sur le sort d'une jeune fille que son père refuse de sacrifier à la mer selon une tradition ancestrale, et qui devient une paria en résistant aux superstitions patriarcales. Cette fable en noir et blanc a été réalisée par Shahed Ameen, la première cinéaste saoudienne à présenter un film au festival depuis son lancement en 1966. "Je veux insister sur le fait que la vie est sacrée, qu'elle est plus importante que les lois et les traditions imposées", a déclaré l'AFP la réalisatrice. "C'est un film en noir et blanc pour montrer que ce village est aride, sans vie, un village qui refuse le progrès et s'attache aux coutumes rétrogrades", explique-t-elle. "La société arabe persécute les femmes" mais il "est temps qu'elles se réconcilient avec elles-mêmes et affrontent les obstacles".

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