"Tenet", le très attendu blockbuster de Christopher Nolan, réalise le meilleur démarrage de l'année 2020

Le film est vu comme un espoir de relance de la fréquentation des salles obscures. Il a déjà attiré plus de 800 000 spectateurs en France. 

Une image du film \"Tenet\" de Christopher Nolan sorti en France le 26 août 2020 au cinéma.
Une image du film "Tenet" de Christopher Nolan sorti en France le 26 août 2020 au cinéma. (MELINDA SUE GORDON/WARNER BROS ENTERTAINMENT)

Tenet part fort: à l'issue du premier week-end d'exploitation, le seul blockbuster à sortir pendant l'épidémie a attiré 809 601 spectateurs en France, soit le meilleur démarrage en salles de l'année 2020, a indiqué lundi 31 août Warner Bros.

Cette année, le meilleur démarrage à l'issue d'un premier week-end revenait à un film sorti en février, Sonic le film, avec 569 071 entrées selon CBO Box-Office. Le record du genre est toujours détenu par Bienvenue chez les Ch'tis, avec près de 3,6 millions d'entrées en 2008, d'après le même site de référence.

Tenet, projeté dans 678 cinémas en France, réalise également un premier week-end supérieur à celui des deux précédents films de son réalisateur Christopher Nolan, Dunkerque, en 2017 (708 000 spectateurs) et Interstellar, en 2014 (650 000 spectateurs), selon Warner.

Christopher Nolan, "saint-patron" des salles obscures

Dans un communiqué publié aux Etats-Unis dimanche soir, Warner Bros. Pictures a indiqué que Tenet, sorti cette semaine dans plusieurs territoires dans le monde - mais pas encore aux Etats-Unis - "a d'ores et déjà réalisé 53 millions de dollars au box-office". Cette superproduction à 200 millions de dollars, après plusieurs reports, fut la seule du genre à oser sortir à la fin de l'été, le 26 août.

A la question "Ce film sauvera-t-il le cinéma en 2020 ?", dans le contexte sinistré par le Covid-19, la BBC répond par l'affirmative dans une récente analyse, dépeignant Nolan comme un "saint-patron" des salles obscures.

Tenet mêle espionnage et science-fiction, avec une accroche scénaristique qui se reflète dans son titre, un palindrome, c'est-à-dire un mot qui se lit dans les deux sens. Soit le traitement que Nolan réserve aux personnages de son film, qui vont pouvoir avancer normalement dans l'intrigue ou reculer dans le temps pour tenter d'avoir un coup d'avance sur l'autre.

De quoi dynamiter, avec cette touche de fantastique, une trame sinon classique d'un agent secret - John David Washington, fils de Denzel, vu dans BlacKkKlansman - aux trousses d'un esprit du mal - Kenneth Branagh - qui menace l'humanité.