Star Wars : ils se confrontent au sabre laser pour devenir le meilleur Jedi, que la Force soit avec eux !

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France Télévisions

Près de 70 compétiteurs se défient vendredi et samedi à Paris lors de l'Open de France de sabre laser. Un vrai sport. Et du grand spectacle. Nous avons suivi le tenant du titre à l'entraînement.

Ils semblent tout droit débarquer de la République galactique. Ce soir-là, dans un gymnase de l'est parisien, ils sont une trentaine à venir après leur journée d'étude ou de travail pour s'entraîner au sabre laser. Dans la salle, les couleurs des lames scintillent et s'entrechoquent. Bleu, rouge, vert, jaune. Les pratiquants du club Sport Saber League, Jedi confirmés ou jeunes padawans, viennent d'abord passer un bon moment. Tous sont fans de Star Wars, la saga à l'origine de la discipline. Certains en découvrent les rudiments. D'autres tentent de parfaire leur technique quelques jours avant la 5e édition de l'Open de France de sabre laser qui se tiendra ces vendredi 8 et samedi 9 juillet au stade Charléty à Paris, temple des athlètes.

Athlètes

Ils en sont, à n'en pas douter. Car le sabre laser constitue un sport à part entière. Obi-Wan Kenobi, quel est leur seul espoir ? Des bras, de la concentration, de la stratégie. Ce qui était d'abord un loisir a été reconnu en 2019 par la Fédération française d'escrime (FFE) qui revendique 2000 adeptes en France.

200 clubs existeraient sur le territoire même s'ils ne sont pas tous affiliés à la FFE - le Sport Saber League ne l'est pas - et qu'ils ne partagent pas encore des règles communes. "La reconnaissance de l'État permet d'encadrer et de développer la discipline, éclaire Olivier Hanicotte, directeur technique national adjoint à la FFE qui insiste sur la sécurité dans les clubs. La lame est en polycarbonate, un plastique dur utilisé pour les boucliers de CRS. Elle peut donc faire très mal et casser un bras."

Pas de rivalité

L'Open de sabre laser n'est pas reconnu par les instances, aucun titre de champion ne sera officiellement décerné le 9 juillet à l'issu des matches. Mais l'objectif est ailleurs : faire se recontrer 70 compétiteurs de 10 pays différents, se dépasser de round en round et faire connaître une culture et un jeu très impressionnant. Sébastien Bérard, 36 ans, ingénieur de profession est le tenant du titre, membre du Sport Saber League.

"Est-ce stressant de remettre son titre en jeu ? Forcément un petit peu, confie-il à Franceinfo. Contrairement à d'autres sports où il peut y avoir des rivalités, que l'on gagne ou que l'on perde, on est toujours content pour le copain qui va gagner. Nous sommes de grands enfants qui jouons avec des sabres laser donc si on commence à se prendre au sérieux, ça ne va pas le faire."

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