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"Oleg", un thriller sur la descente aux enfers d'un ouvrier aux mains de la mafia polonaise

Oleg du Letton Juris Kursietis sort en France ce mercredi 29 octobre. La descente aux enfers d'un ouvrier letton tombé entre les mains de la mafia polonaise à Bruxelles. Impressionnant de réalisme.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Valentin Novopolskij dans "Oleg" (DR)

Oleg (l'acteur lituanien Valentin Novopolskij) est un ouvrier parti de Riga, en Lettonie, pour tenter de travailler en Belgique. Alors qu’il est boucher dans une usine de viande, il se voit accusé à tort d'avoir commis une faute et perd son job. Une connaissance polonaise lui propose alors de l’aider à trouver un nouvel emploi. Oleg l’ignore mais cette main charitable est en fait celle d'Andrzej (Dawid Ogronik) un mafieux polonais minable qui va tenter d’en faire son homme de main. Oleg va tout faire pour tenter d’échapper à cette emprise criminelle.

Les "non-citoyens" de lettonie

Le cinéaste letton Juris Kursietis met en scène un personnage typique de la Lettonie, le "citoyen non-citoyen". Lors de sa projection au festival de Cannes en mai 2019, il a expliqué au public de la Quinzaine des Réalisateurs qu'une part non négligeable des habitants du pays ne dispose pas d'une véritable nationalité. C'est un des legs de la période soviétique. Des étrangers venus travailler dans le pays à l'invitation du gouvernement s'y sont installés sans jamais devenir des citoyens à part entière. Juris Kursietis suit l'un d'eux, Oleg, un honnête ouvrier tombé dans le piège de la mafia. 

Un réalisme très efficace

Oleg est un de ces films d'autant plus efficaces qu'il sont totalement dénués d'effets spéciaux. Caméra à l'épaule, Kursietis filme à hauteur d'homme, à hauteur du désespoir d'Oleg et de sa rage de s'en sortir. Les couleurs sont celles du quotidien sans perspective de ces étrangers privés de presque tous leurs droits. La vie est d'autant plus dure qu'Oleg ne maîtrise pas le français, ne connait que sa langue et quelques bribes d'anglais. Une situation qui amplifie encore l'impression claustrophobe de se trouver enfermé dans une situation sans espoir.

"Oleg" de Juris Kursietis (Copyright Arizona Distribution)

Le format lui aussi, presque carré, limite l'horizon des personnages dont les visages occupent très souvent l'ensemble de l'image. "Pour accentuer la sensation d'enfermement", explique le réalisateur. Le son est en prise directe, quasiment brut. La musique n'intervient que pour accentuer la violence soudaine d'Andrzej. Elle en est d'autant plus efficace. 

Tout ce réalisme emporte le spectateur avec lui. Un spectateur récompensé par une magnifique scène finale. Très symbolique. Le réalisateur, qui est aussi le scénariste de son film, a décidé de ne pas priver d'espoir son principal personnage. 

L'affiche de "Oleg" (DR)

La fiche

Genre : Thriller / Drame
Réalisateur : Juris Kursietis
Acteurs : Valentin Novopolskij, Dawid Ogronik et Anna Prochniak

Pays : Létonie / Lituanie / Belgique / France 
Durée : 1h48
Sortie : 30 octobre
Distributeur : Arizona Distribution

Synopsis
 : Oleg quitte la Lettonie pour Bruxelles, où il espère travailler contre un salaire décent. Trahi par un collègue, son expérience tourne court. Oleg est alors recueilli par un criminel polonais, avant de tomber sous son emprise mafieuse.

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