"Mandibules" sur les écrans le 19 mai : Quentin Dupieux persiste et signe un film délirant en absurdie

Une mouche géante tombe entre les mains de deux bras cassés, en compagnie d’une bande de déjantés : tout un programme décalé et réjouissant.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La mouche géante dans "Mandibules" de Quentin Dupieux. (MEMENTO FILMS DISTRIBUTION)

Après un pneu tueur en série (Rubber), ou un propriétaire obsédé par son blouson (Le Daim), Quentin Dupieux invite une mouche géante que deux naïfs veulent apprivoiser.  Avec David Marsais, Grégoire Ludig et Adèle Exarchopoulos, le film part en vrille dès le début, pour une destination inconnue. Une comédie loufoque, bienvenue sur les écrans pour la réouverture des salles le 19 mai.

Improbable et nonchalant

Jean-Gab (David Marsais) et Manu (Grégoire Ludig), deux potes un peu simplets, découvrent une mouche géante enfermée dans le coffre d’une voiture volée. Ils décident de rentabiliser cette manne en la dressant pour se remplir les poches. Ils rencontrent une bande de copains avec lesquels ils vont partager leur secret, dans une ambiance festive et libertaire.

Vous qui entrez ici, abandonnez toute raison. Quentin Dupieux est un cas unique dans l’écriture de scénarios improbables, qu’il réalise avec une nonchalance propre à vous faire avaler toutes les couleuvres. Totalement libéré des conventions le film peut paraître improvisé. Il est en fait diablement bien construit pour nous faire croire à toutes ces situations où le non-sens le dispute au cocasse.

Solaire

Le récit est un bateau ivre qui vogue au fil d’une intrigue minimaliste, prétexte à une galerie de portraits de personnages en liberté. Le présupposé fantastique (la mouche géante), au lieu d’être le vecteur classique d’une angoisse agressive, est détourné au profit d’une comédie joyeuse. La communauté que forment tous les personnages réunis prône la tolérance, l’ouverture d’esprit, l’acceptation de la différence, qui recoupent l’esprit des années 70.

Adèle Exarchopoulos dans "Mandibules" de Quentin Dupieux (2021).
 (MEMENTO FILMS DISTRIBUTION)

L’humour des situations et des dialogues ne quittent jamais le film, avec notamment Adèle Exarchopoulos, peu coutumière du genre, atteinte d’un syndrome de la parole qui l’oblige à hurler, avec une drôlerie constante. En ces temps de restrictions sanitaires et de régression des libertés (mœurs, expression, radicalisation), le message et les images solaires de Quentin Dupieux font le plus grand bien. Lâchez prise !

La fiche

Genre : Comédie
Réalisateur : Quentin Dupieux
Acteurs : David Marsais, Grégoire Ludig, Adèle Exarchopoulos
Pays : France
Durée : 1h40
Sortie :19 mai 2021
Distributeur : Memento Films Distribution

Synopsis :Jean-Gab et Manu, deux amis simples d’esprit, trouvent une mouche géante coincée dans le coffre d’une voiture et se mettent en tête de la dresser pour gagner de l’argent avec.

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