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"Le Mans 66" : Christian Bale et Matt Damon courent les "24 heures du Mans" dans un film haletant

Le réalisateur de "Logan" entre dans la compétition des films sur les 24 heures du Mans et remporte la coupe.  

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Matt Damon et Christian Bale dans "Le Mans 66" de James Mangold. (Copyright 2019 Twentieth Century Fox)

Après Logan (2017) qui pulvérisait les codes des superhéros au cinéma, James Mangold tire vers le haut les films traitant de la compétition automobile, souvent ronronnants. Sur les écrans à partir du mercredi 13 novembre, Le Mans 66, avec Christian Bale et Matt Damon, tous deux fabuleux, réussit la gageure de nous passionner plus de deux heures durant à l’épreuve des 24 heures du Mans de 1966, même si l’on n’est pas un féru de sports mécaniques. 

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James Mangold aux manettes

Champion américain de courses automobiles, Carroll Shelby (Matt Damon) a raccroché les gants, il est désormais ingénieur chez le constructeur Ford à Detroit. Son patron veut démontrer son savoir-faire en détrônant Ferrari qui occupe depuis des lustres le haut du podium des 24 heures du Mans, la plus célèbre course automobile du monde. Shelby, en charge de cette tâche, retrouve un autre pilote de course génial, le britannique Ken Miles (Christian Bale) pour l’épauler. Tous deux vont œuvrer de concert pour mettre au point un prototype révolutionnaire capable de défier Ferrari aux 24 heures du Mans de 1966. 

A priori, rien de bouleversant dans cette aventure industrielle pimentée de sport automobile. Cela serait faire fi de l’immense talent de metteur en scène de James Mangold et de l’interprétation remarquable de Christian Bale et Matt Damon dans des rôles qui leur vont comme un gant, de conduite, bien sûr… 

Aventure humaine

Comme dans Logan, James Mangold prend son temps pour raconter son histoire, tout en tenant en haleine le spectateur happé par son art du récit. Adapté du livre de A. J. Baime, Go Like Hell : Ford, Ferrari, and Their Battle for Speed and Glory at Le Mans (Mariner Books, 2010), Le Mans 66 installe, développe et relance continuellement son sujet avec un art de l’image époustouflant. Il fait de ce défi industriel et compétitif une aventure humaine, au croisement de deux fortes personnalités embarquées dans une mission aux enjeux colossaux. S’ils maîtrisent les paramètres qui relèvent de leurs compétence (mécanique, dynamique, pilotage), c’est moins le cas des contraintes économiques, diplomatiques ou promotionnelles inhérentes. 

"Le Mans 66" de James Mangold. (Copyright 2019 Twentieth Century Fox)

Les caractères de Carroll Shelby et de Ken Miles font tout le sel de Le Mans 66. Deux compères complémentaires dans un duo qui tourne comme les deux cylindres d’un moteur à explosion. Les scènes d’essais sont spectaculaires et la reconstitution de la course des 24 heures du Mans en 1966, magnifique. Son suspense est haletant de bout en bout, jusqu’à un final inattendu. Décapant.

L'affiche de "Le Mans 66" de James Mangold. (TWENTIETH CENTURY FOX FRANCE)

La fiche

Genre : Biopic / Drame
Réalisateur : James Mangold
Acteurs :  Matt Damon, Christian Bale, Caitriona Balfe, Tracy Letts, Jon bernthal, Josh Lucas, Noah Jupe, Remo Girone.

Pays : Etats-Unis
Durée : 2h33
Sortie : 13 novembre 2019
Distributeur : Twentieth Century Fox

Synopsis
 : Basé sur une histoire vraie, le film suit une équipe d'excentriques ingénieurs américains menés par le visionnaire Carroll Shelby et son pilote britannique Ken Miles, qui sont envoyés par Henry Ford II pour construire à partir de rien une nouvelle automobile qui doit détrôner la Ferrari à la compétition du Mans de 1966.

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