"Greenland - le dernier refuge", film catastrophe familial spectaculaire et bien tourné

Un des rares films américains à grand spectacle de l'été, réalisé par un spécialiste du cinéma d'action.

Gerard Butler dans \"Greenland - le dernier refuge\" de Ric Roman Waugh.
Gerard Butler dans "Greenland - le dernier refuge" de Ric Roman Waugh. (Copyright Metropolitan FilmExport COURTESY OF STXFILMS / GR_DT1_SHELTER_SOURCEDROP_2048X1)

Le danger vient de l’espace : Greenland - le dernier refuge renoue mercredi 5 août avec les films catastrophe tels que Le Choc des mondes (Rudolph Maté, 1951) ou Armageddon (Michael Bay, 1998). Aux commandes : Ric Roman Waugh, qui s’est illustré dans le cinéma d’action avec notamment La Chute du président (2019), où Morgan Freeman donnait la réplique à Gerard Butler. Il retrouve ce dernier dans un film spectaculaire et malin, qui comble le manque de films américains en cette période de sorties mollassonnes.

Apocalypse now

Ingénieur architecte, John Garrity reçoit un message présidentiel l’invitant à évacuer sa résidence avec son épouse et son fils, pour rejoindre un mystérieux refuge. Il a été sélectionné pour échapper à l’impact d’une comète qui va détruire 75% de la vie terrestre, dans quelques jours. Leur périple est parsemé d'embuches, où la convoitise du précieux sésame pour survivre le dispute à la solidarité, alors que les météores pleuvent, avant un dernier impact fatal.

Collision avec un astéroïde, tremblement de terre, tsunami, explosion volcanique, incendie, animaux géants… la nature menace l’humanité dans plus d’un film depuis les débuts du cinéma (Eruption volcanique à la Martinique, Georges Méliès,1902). Greenland est le dernier avatar du genre, avec une dimension apocalyptique, et sa réponse biblique, l’Arche de Noé. C’est l’angle choisi par Ric Roman Waugh qui reprend celui du Choc des mondes de 2012, de Roland Emmerich. Ici, les animaux ne sont pas du voyage, mais l'acharnement par tous les moyens à faire partie des heureux élus leur est commun.

Il faut sauver la famille américaine

Cette lutte intestine est au cœur de Greenland, au milieu d’un déluge de feu tombé du ciel. Le film ne manque pas de relances, alors que son héros (Gerard Butler) doit composer avec son épouse séparée et son fils diabétique. Le scénario trouve des sous-intrigues ingénieuses, comme la séparation de la famille au décollage vers le refuge, la réaction inattendue du couple qui recueille la mère et son fils, la solidarité que rencontre Gary… Comme souvent à Hollywood, et dans les films catastrophe, le couple et la famille constituent le fond du sujet. Le danger extérieur reflète la menace intérieure, et le happy-end est de rigueur.

Gerard Butler, Morena Baccarin, Roger Dale Floyd dans \"Greenland - le dernier refuge\" de Ric Roman Waugh.
Gerard Butler, Morena Baccarin, Roger Dale Floyd dans "Greenland - le dernier refuge" de Ric Roman Waugh. (Copyright Metropolitan FilmExport)
Greenland ne déroge pas à la règle, sans vraiment de subtilité, mais c’est la loi du genre. La mise en scène de Ric Roman Waugh est à la hauteur des ambitions d’un bon faiseur qui remplit le contrat, en bénéficiant d’un script bien ficelé sur des archétypes rodés. Un film formaté pour l’été qui mérite de tirer profit de la carence en blockbusters, en cette période catastrophique pour la fréquentation des cinémas.
L\'affiche de \"Greenland - le dernier refuge\" de Ric Roman Waugh.
L'affiche de "Greenland - le dernier refuge" de Ric Roman Waugh. (METROPOLITAN FILMEXPORT)

La fiche

Genre : film catastrophe
Réalisateur : Ric Roman Waugh
Acteurs :  Gerard Butler, Morena Baccarin, Scott Glenn

Pays : Etats-Unis
Durée : 2h00
Sortie : 5 août 2020
Distributeur :  Metropolitan FilmExport

Synopsis : Une comète est sur le point de s’écraser sur la Terre et de provoquer un cataclysme sans précédent. John Garrity décide de se lancer dans un périlleux voyage avec son ex-épouse Allison et leur fils Nathan pour rejoindre le dernier refuge sur Terre à l’abri du désastre. Alors que l’urgence devient absolue et que les catastrophes s’enchainent de façon effrénée, les Garrity vont être témoin du meilleur comme du pire de la part d’une humanité paniquée au milieu de ce chaos.