"Entre la vie et la mort" : un père découvre la face cachée de son fils dans un thriller entre deux eaux

Scénariste passé à la réalisation, Giordano Gederlini offre un thriller qui projette un père en rupture de ban dans une affaire de braquage qui a mal tourné.

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France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Antonio de la Torre dans "Entre la vie et la mort" de Giordano Gederlini (2022). (LE PACTE)

Notamment co-scénariste de l’excellent Les Misérables de Ladj Ly, Giordano Gederlini mène de front une carrière de réalisateur passant du film d’action (Samouraïs) à la comédie (La Guerre des saintes). C’est à un thriller qu’il nous convie avec Entre la vie et la mort qui sort mercredi 29 juin. Une affaire tragique, où un père est poursuivi par un gang, après la mort de son fils suite à un braquage sanglant.

Deux tableaux

Espagnol immigré à Bruxelles, Léo Castaneda (Antonio de la Torre) est conducteur de métro. Il reconnaît sur le bord d’un quai son fils qu’il n’a pas vu depuis deux ans, et qui se jette sous ses rails. Il découvre son implication dans un braquage qui a mal tourné, et dont il retrouve le butin. Léo devient la cible de dangereux criminels, tout en tentant de comprendre les raisons du suicide de son fils.

Coproduction franco-belge et espagnole, Entre la vie et la mort repose sur un casting européen : Antonio de la Torre, Marine Vacth et Olivier Gourmet dans les rôles principaux. A la fois drame intime et affaire criminelle, le film joue sur les deux tableaux avec les défauts de ses qualités. Celles d'une volonté de dépasser les codes du genre mais avec un manque de tension pour un thriller sur une intrigue hitchcockienne (un homme est projeté dans un univers étranger), où le drame intime prend le pas sur le polar.

Articulation

A cette double intrigue s’ajoute le portrait d’un homme déraciné en tant qu'immigré espagnol en Belgique, avec en sous-texte un pays bilingue où des tensions demeurent entre Wallons (francophones) et Flamands (néerlandophones). Dans ce contexte, l'intégration de Léo, l'étranger, n'en est que plus difficile. Un fil rouge dont le personnage principal est un peu l’avatar du réalisateur français d’origine chilienne, tournant en Belgique. 

Réduit dans sa durée (1h35), Entre la vie et la mort, n'y gagne pas pour autant en rythme et finit par perdre le spectateur. Le film de genre s'offre aisément au traitement de sujets greffés sur un cadre balisé et codifié, mais l’articulation entre le thriller et l’intime n’est pas ici complètement aboutie. Entre la vie et la mort ne démérite pas mais ne remplit pas totalement son contrat.

L'affiche d'"Entre la vie et la mort" de Giordano Gederlini (2022). (LE PACTE)

La fiche

Genre : Thriller / Drame
Réalisateur : Giordano Gederlini
Acteurs : Antonio de la Torre, Marine Vacth, Olivier Gourmet, Fabrice Adde, Nessbeal, Tibo Vandenborre, Marie Papillon, Noé Englebert

Pays : France / Belgique / Espagne
Durée : 1h35
Sortie : 29 juillet 2022
Distributeur : Le Pacte

Synopsis : Leo Castaneda est espagnol, il vit à Bruxelles, où il conduit les métros de la ligne 6. Un soir, il croise le regard d’un jeune homme au bord du quai. Des yeux fiévreux de détresse, un visage familier… Leo reconnait son fils Hugo, lorsque celui-ci disparait tragiquement sur les rails ! Leo qui ne l’avait pas revu depuis plus de deux ans, va découvrir qu’Hugo était impliqué dans un braquage sanglant. Il va devoir affronter de violents criminels pour tenter de comprendre les raisons de la mort de son fils.

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