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"American Bluff" : ah, la belle arnaque !

Avec son casting 5 étoiles (Christian Bale, Bradley Cooper, Amy Adams, Jeremy Renner et Robert De Niro), "American Bluff" dégaine la grosse artillerie. Bonne surprise, cette histoire d’escrocs et d’arnaque est très réussie. Largement récompensé aux Golden Globes, le film est parti pour récidiver aux Oscars.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Détail de l'affiche de "American Bluff"
 (Metropolitan FilmExport)
Thriller américain de David O. Russell – Avec Christian Bale, Bradley Cooper, Amy Adams, Jeremy Renner et Robert De Niro – Durée : 2h17 – Sortie : 5 février 2014

Synopsis : entre fiction et réalité, le film nous plonge dans l’univers de l’un des plus extraordinaires scandales qui ait secoué l’Amérique dans les années 70. Un escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld, et sa belle complice, Sydney Prosser, se retrouvent obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso, de nager dans les eaux troubles de la mafia et du pouvoir pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn, pourrait bien tous les conduire à leur perte…
David O. Russell, qui avait signé Les Rois du Désert, Fighter et Happiness Therapy, s’est inspiré d’une histoire réelle : l’Abscam Scandal (contraction d’Abdul – fausse société créée par le FBI – et scam, l’arnaque), qui avait abouti à la condamnation de plusieurs politiciens corrompus, parmi lesquels un sénateur et six membres de la Chambre des Représentants.

Escrocs tout en étant profondément attachants, Irving Rosenfeld (Christian Bale) et Sydney Prosser (Amy Adams) forment un duo réellement explosif. Leur relation est complexe, pour ne pas dire tordue, mais constitue une belle histoire d’amour. Unissant leur talents, ils font prospérer leur petite entreprise de l’arnaque jusqu’au jour où l’agent Richie DiMaso (Bradley Cooper) les coince et les oblige à participer à une opération visant à piéger des politiciens et des mafieux. Un faux cheik des Emirats, un jet, des suites d’hôtels, le FBI casse sa tirelire pour cette opération qui peut rapporter gros.
  (Tobis Film)
Une excellente histoire, du suspense, de bons comédiens et un art du dialogue très maîtrisé… que demander de plus ? "American Bluff" fonctionne parfaitement, sans en rajouter. Une mécanique sans ratés jusqu’à un final forcément "surprise", c'est la loi du genre. Par instant, on peut s'imaginer dans un film des frères Coen, avec ses coups de chauds, ses grains de folie et ses personnages hors normes, toujours à la limite.
  (Tobis Film)
La reconstitution de la fin des 70’s tient la route, servie par une bande-son aux petits oignons (Steely Dan, Electric Light Orchestra ou Paul McCartney). Très drôle sans jamais basculer dans un comique lourdingue (on pense, par exemple au fil rouge que constitue l’histoire de la pêche sous la glace que le patron de DiMaso n’arrive jamais à trminer), "American Bluff" mérite ses prix et son succès aux Etats-Unis... et très probablement en France.

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