"Novembre", un polar sous haute tension avec Kiberlain et Dujardin sur la traque des terroristes du 13-Novembre

Cédric Jimenez ("Bac Nord") signe avec "Novembre" un polar pied au plancher en immersion avec les enquêteurs qui traquèrent les terroristes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Ce film très attendu est en salles mercredi 5 octobre.

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France Télévisions Rédaction Culture
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L'acteur Jean Dujardin dans le film "Novembre" de Cédric Jimenez. (STUDIO CANAL)

Sept ans après les attentats terroristes de 2015 à Paris, le cinéma commence à s'emparer de ce sujet. Novembre est l'une des œuvres abordant la période de la façon la plus directe. Ce film de Cédric Jimenez (Bac Nord - 2,2 millions d'entrées), l'un des plus attendus de l'automne, raconte cinq jours de traque policière fébrile à la recherche des terroristes du 13-Novembre. Ce polar haletant avec Sandrine Kiberlain et Jean Dujardin, sort en salles mercredi 5 octobre.

"Raconter l'onde de choc" qui a suivi plutôt que les attentats

Novembre revient sur les attentats les plus meurtriers jamais perpétrés sur le sol français, avec 130 morts en une soirée à Paris et en Ile-de-France. "Un traumatisme d'une violence inouïe", qui rend ce film "important", déclarait Cédric Jimenez lors de la présentation (hors compétition) du film au festival de Cannes, en mai.

Le réalisateur Cédric Jimenez confie avoir hésité à aborder le sujet du 13-Novembre, mais s'être laissé convaincre par le scénario d'Olivier Demangel, qui laisse totalement hors champ les attentats eux-mêmes. Le scénariste a initié le projet dès 2017, avec l'idée de "raconter l'onde de choc" qui a suivi le drame. Un point de vue qui a aussi rassuré Sandrine Kiberlain, qui a avoué sa "réticence" au départ à accepter le rôle d'Héloïse, qui dirige la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, "par rapport à la proximité des faits".

Sandrine Kiberlain et Jean Dujardin dans le film "Novembre" de Cédric Jimenez. (STUDIO CANAL)

En immersion avec les enquêteurs

Résultat: le film est en immersion totale auprès des policiers, qui démarre en pleine soirée du 13-Novembre et s'achève cinq jours plus tard, après l'assaut donné à Saint-Denis, où se réfugient les terroristes. Les coups de fil stressés, les gardes à vue et les perquisitions musclées s'enchaînent. Des bâillements et des coups de sang trahissent par moment la fatigue des personnages, sous pression de retrouver les hommes les plus recherchés de France avant qu'ils ne commettent d'autres attaques.

Comme les policiers après les attentats, les personnages de Novembre sont dans un "tunnel", "au service de l'enquête": le film ne montre rien de leur vie privée ou de leurs sentiments. Le réalisateur tenait à ce que les personnages ne partagent aucune intimité avec les leurs pendant cette traque, "car c'est vraiment ce qu'ils ont vécu 24h sur 24 sans interruption". Les seules scènes où l'émotion du massacre qu'a été le 13 novembre 2015 ressort sont celles de l'interrogatoire des survivants à l'hôpital.

"Sonia", témoin clé, a tenu à faire rectifier une inexactitude

La cybersurveillance, l'expertise des policiers quelques mois seulement après l'attaque de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, et les outils technologiques sont peu de choses face à l'intuition, qui permet au personnage d'Inès (Anaïs Demoustier) de se fier au témoin-clé de l'affaire, malgré l'invraisemblance de ses dires. Ce témoin, joué par Lyna Khoudri, est inspiré de "Sonia", la jeune femme qui a permis à la police de localiser le chef des commandos du 13 novembre et vit désormais avec le statut de témoin protégé sous une fausse identité.

Cette femme a été au cœur d'un bras de fer : rebaptisé Samia à l'écran, le personnage porte un voile islamique, ce qui ne correspond pas à la réalité, s'est plainte "Sonia", qui, après avoir saisi la justice, a obtenu à l'amiable des producteurs une mention à l'écran pour apporter cette précision.

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