Les réactions du monde politique et du cinéma

(Radio France © France Info)
  • Le comédien François Berléand avait joué plusieurs fois sous la direction de Claude Chabrol, avec Isabelle Huppert dans "L'ivresse du pouvoir" (en 2005 inspiré de l'affaire Elf) ou avec Ludivine Sagnier dans "La fille coupée en deux" (en 2007). Il se rappelle ces tournages toujours joyeux et évoque la générosité et le talent de Claude Chabrol.

    -Thierry Fremeau, le directeur du festival de Cannes évoque l'étonnante vitalité du cinéaste, auteur d'une œuvre impressionnante et qui continuait de tourner et d'avoir des projets.

    • Le directeur de la Cinémathèque française, Serge Toubiana, se souvient de la personnalité malicieuse de Claude Chabrol. Il revient aussi sur son œuvre et n'hésite pas à parler "du meilleur cinéaste du cinéma français".

    • Ancien critique, au sein des cahiers du cinéma, Claude Chabrol avait fait partie de la nouvelle vague avec François Truffaut et Jean-Luc Godard. Jean-Michel Frodon, ancien directeur de la rédaction des cahiers du cinéma, critique et historien du cinéma français se souvient de l'humour et l'autodérision de Chabrol.

    • Jean-Pierre Mocky, ami de toujours de Claude Chabrol se sent très seul aujourd'hui.

    • Les co-présidents de la Société des Réalisateurs
      de Films (SRF) et l'ensemble de son Conseil d'administration
      saluent "l'œuvre d'un grand réalisateur du cinéma français",
      dit un communiqué. "Chaque fois qu'un cinéaste disparaît, c'est un regard
      singulier sur le monde et une expression particulière de notre
      humanité qui nous manquent irrémédiablement. La Société des
      Réalisateurs de Films s'associe à la tristesse de la famille
      personnelle et professionnelle de Claude Chabrol",
      ajoute-t-elle.

    Les hommages affluent de toute la classe politique

    • Pour Nicolas Sarkozy Claude Chabrol tenait "de
      Balzac pour la finesse de sa peinture sociale, de Rabelais pour son
      humour et sûrement aussi pour sa corpulence, mais il était surtout lui-même dans ses films comme dans sa vie".

    • François Fillon a rendu hommage à "l'une des grandes
      figures de la Nouvelle vague, qui révolutionna le style et les techniques du cinéma et inventa l'image du vécu, du vrai, de l'indiscret et du subtil".

    • Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture salue "un maître de l'ironie" : "Analyste subtil, drôle et féroce de la société et de
      ses travers, doué d'un regard à la fois malicieux et foudroyant, il était
      l'anticonformiste par excellence. Chacun de ses films jusqu'aux plus récents, marqués par une extraordinaire jeunesse et une absolue
      liberté de ton, était une surprise, une découverte déroutante, comme une nouvelle vague" .

    • Martine Aubry attendait chaque année "le Chabrol" comme la promesse de poursuivre cette discussion avec "le" cinéma. A partir d'histoires simples et intimes, avec un regard d'une grande finesse, il savait montrer toute la complexité des relations humaines et sociales".

    • C'était "un immense cinéaste français, libre, impertinent, politique et
      prolixe. Merci Claude Chabrol, merci pour le cinéma !", a commenté Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la Culture.

    • Pour Jack Lang, ancien ministre de la Culture : "Claude
      Chabrol était le symbole même de la vie. Il la dévorait avec passion et ses films expriment cette énergie vitale"

    • La députée communiste, Marie-Georges Buffet, salue un artiste engagé.

    • Pierre Laurent, le nouveau Premier Secrétaire du Parti Communiste se souvient avec émotion de ce fils de pharmacien qui tout au long de sa carrière, dans ses films, a eu la dent dure avec les petits bourgeois de province.