"Le Dernier Portrait" présenté à la 67e Berlinale : Giacometti entre les lignes

Le biopic "Le Dernier Portrait" du cinéaste suisse Stanley Tucci a été présenté samedi lors du festival de cinéma de Berlin. Un film consacré au peintre et sculpteur, suisse lui aussi, Alberto Giacometti.

L\'acteur Geoffrey Rush et Stanley Tucci lors de la première projection de \"Final Portrait\" à Berlin.
L'acteur Geoffrey Rush et Stanley Tucci lors de la première projection de "Final Portrait" à Berlin. (HUBERT BOESL / DPA)

La 67e Berlinale, le festival de cinéma de Berlin, n’échappe pas à la tendance lourde du cinéma mondial : le biopic. Samedi 11 février était présenté hors compétition Le Dernier Portrait du cinéaste suisse Stanley Tucci, sur le peintre et sculpteur, suisse lui aussi, Alberto Giacometti.

Un portrait ne se finit jamais

A Paris, en 1964, deux ans avant sa mort, Giacometti demande à son ami le critique d’art James Lord de poser pour lui. Flatté, le jeune américain accepte, sans se douter qu’il entre ainsi dans un territoire labyrinthique de la personnalité de l’artiste : son éternelle insatisfaction. "Un portrait ne se finit jamais", dit Giacometti. L’affaire prendra dix-huit jours, James Lord racontera cet épisode dans un livre que Stanley Tucci a suivi à la lettre.

Du premier au dix-huitième jour

"Je n'ai jamais trouvé les biopics intéressants mais je trouve que les segments de vie, les gens, le sont, défend le cinéaste. Là, nous sommes dans le microcosme de la vie de Giacometti et comment cela fonctionne à l'intérieur. Le livre a une structure très établie : on a commencé au premier jour pour aller jusqu'au dix-huitième et à l'intérieur de cela, on trouve un chaos total et des relations compliquées."

Pas sûr que Giacometti ait été aussi facétieux

Concentrer le récit évite les écueils habituels du biopic, pour autant à tirer cette histoire vers la comédie, on doute de sa véracité historique, pas sûr que Giacometti ait été aussi drôle et facétieux. Geoffrey Rush l’incarne brillamment, tandis que ce dernier portrait s’enrichit des personnages féminins attribués à Sylvie Testud et Clémence Poésy, le film n’a pas encore de date de sortie en France.

"Le Dernier Portrait" présenté à la 67e Berlinale : Giacometti entre les lignes
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