La très riche carrière de Robert Hossein récompensée par le célèbre festival ukrainien du film Molodist

Robert Hossein, d'origine ukrianienne par sa mère, a reçu du Molodist Film Festival de Kiev un prix spécial pour l'ensemble de sa carrière.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Robert Hossein reçoit le Prix spécial du Molodist Festival qui récompense l'ensemble de sa carrière, le 18 août à Vittel.  (I. Pons-Teixeira / France Télévisions)

Pandémie oblige, c'est à Vittel que le comédien, réalisateur et metteur en scène Robert Hossein a reçu ce prix saluant l'ensemble de sa carrière, lors d'une cérémonie symbolique organisée dans la ville où il réside désormais avec son épouse Candice Patou.

Un lien maternel avec l'Ukraine

Le Molodist Film Festival de Kiev est le plus important festival de cinéma en Ukraine. Créé en 1970, c'est le rendez-vous des premiers films ("Molodist" signifie jeunesse en ukrainien), courts-métrages, premiers longs métrages et films d'étudiants.

A 93 ans, Robert Hossein n'est plus un jeune premier. Mais ce prix montre surtout l'aura qu'il a encore dans les pays de l'Est où il jouit d'une vraie célébrité. L'artiste entretient aussi un lien particulier avec l'Ukraine. Pianiste, la mère de Robert Hossein était en effet d'origine ukrainienne et native de Kiev (son père, compositeur, était Iranien).

Une carrière (très) bien remplie

Homme de théâtre où il a fait ses débuts, Robert Hossein se fait connaître comme acteur au cinéma dès la fin des années 40. Si son rôle dans la série Angélique Marquise des anges a marqué des générations de téléspectateurs, le figeant parfois un peu trop dans son rôle de beau ténébreux balafré (le fameux Geoffrey de Perrac), Robert Hossein a aussi servi de nombreux grands réalisateurs, Roger Vadim, Henri Verneuil, Claude Lelouch et Toni Marshall.

Dans cette archive de la RTS (Radio Télévision Suisse) du 29 décembre 1986, on le voit entouré de ses amis Frédéric Dard, Lino Ventura et Jacques Weber lors d'une émission spéciale pour son anniversaire. 

Infatigable metteur en scène

Mais c'est peut-être dans le rôle de metteur en scène que Robert Hossein s'est le plus épanoui, déployant une énergie et une créativité que le nombre des années ne semble avoir jamais entamées.

Dès les années 50, il réalise ses premiers films avant de se lancer dans la création théâtrale puis dans la fabrication de grands spectacles où il fait interagir le public : Le Cuirassé Potemkine, Les Misérables, Jules César, Jésus, Danton et Robespierre, Ben-Hur et le dernier en date, Une Femme nommée Marie (en 2011). Au total, Hossein a signé plus d'une vingtaine de grands spectacles. 

Théâtre, cinéma, télévision, grands spectacles... Robert Hossein ne fait pas partie de ceux qui cloisonnent. Pour lui, l'important, c'est de créer et de toucher le grand public. 

Tous ceux qui font des films, du théâtre vous diront que c'est la même passion, la même folie, le même amour, la même foi !

Robert Hossein

Dans cette liste, il ne faut pas oublier Notre-Dame de Paris, un spectacle musical créé en 1978 au Palais des Sports de Paris avec Michel Creton et Anne Fontaine dans les rôles respectifs de Quasimodo et Esmeralda. A l'époque, il avait connu un gros succès avec plus de 580 000 spectateurs.

Prêt pour un nouveau "Notre-Dame de Paris"

Quarante-quatre après, Robert Hossein veut remonter ce spectacle. L'incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale a beaucoup affecté l'artiste. Avec une fougue intacte, il déclare : "Je vous le dis droit dans les yeux, j'ai fait mon adaptation, le scénario, les décors, les costumes, les comédiens que je veux, TOUT est prêt !". Reste le plus dur : "Trouver le pognon !" dit Robert Hossein. Espérons que l'élan suscité par l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris permettra à cet artiste hors norme et très croyant de réaliser son dernier rêve de metteur en scène.

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