La comédienne Maria Pacôme est morte à l'âge de 95 ans

L'actrice, visage familier du théâtre de boulevard et du cinéma, excellait dans les rôles de bourgeoises exubérantes.

Maria Pacôme répète sa pièce \"L\'éloge de ma paresse\" sur la scène du théâtre de la Gaîté Montparnasse, à Paris, le 13 décembre 2002. 
Maria Pacôme répète sa pièce "L'éloge de ma paresse" sur la scène du théâtre de la Gaîté Montparnasse, à Paris, le 13 décembre 2002.  (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Elle était l'une des comédiennes les plus connues du théâtre de boulevard. Maria Pacôme est morte à l'âge de 95 ans, annonce samedi 1er décembre son fils François à l'AFP.

C'est en 1958 que Maria Pacôme, passée plus jeune par le cours Simon, a réellement débuté sa carrière théâtrale dans Oscar aux côtés de Pierre Mondy et Jean-Paul Belmondo, qu'elle retrouvera en 1965 au cinéma dans Les Tribulations d'un Chinois en Chine de Philippe de Broca. Elle alternera avec succès dans les années 1960 et 1970 performances théâtrales et cinématographiques où, dans les deux cas, on lui confie le plus souvent des rôles de bourgeoises excentriques.

Une voix reconnaissable entre mille

N'écoutez pas, Mesdames (1962), Ta femme nous trompe 1965-1967), Les Grosses Têtes (1969), Le noir te va si bien (1972), Joyeuses Pâques (1980) font sa réputation sur les planches. Mais, devant la caméra, son visage est tout aussi familier et apprécié, là aussi le plus souvent dans des comédies comme Tendre voyou (Jean Becker, 1966), Le Distrait (Pierre Richard, 1970) ou encore Les Sous-doués (Claude Zidi, 1980). 

En 1992, elle fait un retour remarqué au 7e art dans La Crise de Coline Serreau, où, interprétant la mère de Vincent Lindon, elle brille dans une scène mémorable où elle s'énerve contre lui ("Tes problèmes, je m'en fous"). Un dialogue devenu culte qui immortalise également une voix reconnaissable entre mille. Moins présente ces dernières années, elle avait publié en 2007 une autobiographie, Maria sans Pacôme.