Festival "Fenêtres sur courts" à Dijon : de la comédie au film d'horreur, le court-métrage sous toutes ses coutures

Plus d'une centaine de films projetés dont soixante-dix en compétition, la 24e édition du festival international de courts-métrages de Dijon "Fenêtres sur courts" se tient jusqu'au 23 novembre. 

24e édition du festivale \"Fenêtres sur courts\"
24e édition du festivale "Fenêtres sur courts" (France 3 Bourgogne)

C'était il y a un peu plus d'un an. Le jeune cinéaste Olivier Binder, alors apprenti des Ateliers du cinéma de Claude Lelouch, tournait son premier court-métrage dans les rues de Beaune. "Le coeur de Pierre", l'histoire d'un solitaire drogué aux jeux et à l'alcool et qui un jour gagne le gros lot. Une petite production de 6500 euros tournée par une équipe d'une quinzaine de personnes.

Le film fait aujourd'hui le tour des festivals et concourt cette semaine pour la meilleure production régionale au festival "Fenêtres sur courts" de Dijon. Une fierté pour l'acteur principal Raphael Thiéry. "C'était fait avec une équipe de jeunes. Réalisateur ou techniciens, ils partent dans le métier avec une grande énergie, une grande envie et une grande présence. C'était vraiment d'un niveau très professionnel," témoigne-t-il. 

Profusion de films

Avec cent-dix films projetés et soixante-dix en compétition dans quatre catégories (films régionaux, films internationaux zombie-horreur-gore, films européens et films francophones humour et comédies) la 24e édition du festival fait une revue du court-métrage actuel. Comédie, drame, animation et même films d'horreur, le format ne s'interdit rien et s'attaque à tous les genres. Et les oeuvres présentées sont de plus en plus nombreuses.

D'année en année, l’événement gagne en qualité et en crédibilité. Avec des têtes d'affiche notamment. Outre le Bourguigon Raphael Thiéry membre du jury, le comédien Vincent Dedienne préside le jury de la 24e édition. "Ce qui a changé, témoigne aussi la directrice du festival Elen Bernard, c'est qu'au lieu de recevoir 5 à 600 films, on en reçoit aujourd'hui 1500 pour les compétitions. C'est ça le gros changement, c'est la profusion de films que l'on reçoit. Des bons comme des très mauvais."

Avec les nouvelles technologies et le passage au numérique, beaucoup plus de jeunes peuvent passer à la réalisation.Elen Bernard, directrice du festival

Longtemps considéré comme étant uniquement l'anti-chambre du long-métrage, le court a de plus en plus d'adeptes. Pour la soirée d'ouverture organisée le 16 novembre, l'auditorium de Dijon et ses 1600 places ont affiché complet. Le festival se poursuit jusqu'au 23 novembre.