À Deauville, Kristen Stewart présente "Seberg", thriller dédié à la star féminine d'"À bout de souffle" Jean Seberg

L'actrice américaine Kristen Stewart a présenté vendredi soir au festival de Deauville le film qui relate le harcèlement dont Jean Seberg fut victime de la part du FBI à la fin des années 60.

Kristen Stewart le 13 septembre 2019 au festival de Deauville
Kristen Stewart le 13 septembre 2019 au festival de Deauville (JACQUES BENAROCH / SIPA)

Dans ce thriller, l'icône de la nouvelle vague voit sa vie détruite par le FBI à la suite du soutien actif qu'elle a apporté au mouvement des Black Panthers. À la fin des années 60, "le FBI a diffamé Jean Seberg et illégalement acquis des informations pour saboter sa carrière et sa vie privée. Et ce qui est fou c'est qu'on ne le sache que maintenant parce que cela a été camouflé avec succès", a déclaré Kristen Stewart, ex-star de Twilight, devant des journalistes à Deauville.

La date de la sortie en France de Seberg, film réalisé par Benedict Andrews, et dans lequel jouent aussi Anthony Mackie, Vince Vaughin et Ivan Attal (dans le rôle de Romain Gary, mari de Jean Seberg) "n'est pas fixée", selon son distributeur.

Projeté vendredi soir dans une salle de 1.500 personnes dans le cadre du festival du cinéma américain de Deauville, le film a été brièvement applaudi par le public. L'icône d'À bout de souffle a "dû s'expatrier et elle n'est jamais revenue parce qu'elle avait été attaquée vraiment violemment", a ajouté l'actrice américaine qui a reçu en 2015 le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Sils Maria (2014) d'Olivier Assayas.

Le film se concentre sur la période 1968-1971

Le film basé sur "des faits, et des documents du FBI" n'est "pas un biopic sur la vie de Jean. Je voulais me concentrer sur ce qui lui est arrivé entre 1968 et 1971", ajoute le réalisateur Benedict Andrews dans le dossier de presse du film. "Jean n'a en aucun cas été la plus grande victime de cette campagne de harcèlement systématique et de persécution du FBI. Son destin fait figure d'une sorte de tragédie, une vie lumineuse détruite par la machinerie de la surveillance d'État", poursuit le réalisateur australien qui signe son second long métrage.

Benedict Andrews conclut : "L'histoire de Jean reflète directement notre réalité actuelle : le racisme impressionnant de la politique américaine, le défi de distinguer la vérité des mensonges à l'ère des dites fake news, et une culture de la surveillance de masse."

Avec à sa tête Edgar Hoover, le FBI a mené une impitoyable guerre qui a abouti à la décomposition des Black Panthers la fin des années 70. Cette campagne a été condamnée par le Congrès, selon le film.